Au moment où la transition est soumise à l’épreuve des critiques, et son président, président de la République et chef de l’État accusé, surtout par les nostalgiques du passé, de vouloir reproduire ce parti, nous avons crû bon d’entamer une évaluation sur les partis uniques en Afrique en deux parties: la première partie est réservée à la méthodologie, la seconde analyse l’apport des partis uniques pour le développement des pays africains. Le cas du Gabon a occupé notre réflexion.
Les partis uniques en Afrique ont eu un impact variable sur le développement des pays du continent.
Les éléments à considérer pour évaluer leur véritable apport sont :La stabilité politique; la modernisation et de développement des infrastructures, de l’éducation et de la santé, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie de la population. Cependant, les partis uniques ont souvent été associés à un contrôle excessif du pouvoir, à la suppression des libertés individuelles, à la corruption et à une mauvaise gouvernance, ce qui a entravé le développement économique et social des pays concernés; l’absence de mécanismes démocratiques, l’absence de pluralisme politique a souvent entravé la participation citoyenne, la transparence et la reddition de comptes, éléments essentiels pour un développement durable et équitable; la dépendance au leader charismatique, ce qui a entraîné des problèmes de succession et de gouvernance après le départ du leader Omar Bongo Ondimba; une résilience non bénéfique pour le développement à long terme du pays.
Pour nous résumer, disons que l’apport du PDG, puisqu’il s’agit de lui, pour le développement du Gabon est complexe et nuancé. S’il a pu favoriser la stabilité politique et mettre en place des politiques de modernisation, il a aussi été associé à des abus de pouvoir, à la corruption et à un manque de démocratie.
Il est donc essentiel pour le CTRI, d’adopter une approche critique et équilibrée dans l’évaluation de ce régime politique pour comprendre pleinement son impact sur le développement durable du Gabon.
Débattons avec passion.
Petit-Lambert Ovono

