« Le Gabon est-il prêt pour la transparence et la bonne gouvernance ? » S’interroge Petit-Lambert Ovono

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on pourrait affirmer que le Gabon n’est pas prêt pour la transparence et la bonne gouvernance.

La joie qui a animé le peuple gabonais lors de la chute du pouvoir PDG Ali Bongo est un indicateur fort qui a révélé au grand jour le mécontentement dû à la mauvaise gouvernance de ce pouvoir cinquantenaire.

Parmi d’autres raisons, on peut citer le manque de structures institutionnelles solides, de lois et de mécanismes de contrôle efficaces pour garantir la transparence et la responsabilité des acteurs gouvernementaux.

À titre d’exemple, on peut citer l’absence d’une loi autorisant la divulgation des contrats dans les secteurs miniers, pétroliers et forestiers au Gabon, ce qui permettrait de connaître les propriétaires réels, de favoriser la transparence dans ces secteurs, et de justifier la mise en œuvre concrète de la Norme ITIE au Gabon.

Une autre raison est la culture de la corruption qui a longtemps prévalu au Gabon.

La corruption est répandue à tous les niveaux de gouvernement et de la société. Cette culture de la corruption rend difficile la mise en place de pratiques transparentes et de bonne gouvernance.

On a aussi remarqué que les dirigeants politiques ne sont pas très disposés à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance, car cela pourrait menacer leurs intérêts personnels ou politiques.

Pour reprendre le cas signalé du Groupe Multipartite ITIE Gabon, celui-ci peine à réaliser ses activités à cause de la disponibilité des ressources financières, humaines et technologiques nécessaires pour mettre en œuvre des réformes visant à améliorer la transparence et la bonne gouvernance.

Heureusement que la Gabon n’est pas confronté à une instabilité politique chronique, il peut être difficile d’établir des institutions solides et durables pour promouvoir la transparence et la bonne gouvernance dans ce cas.

Enfin, le manque de sensibilisation et d’éducation de la population, peu informée et peu éduquée sur les enjeux de la transparence et de la bonne gouvernance constitue un obstacle à la mise en place de réformes dans ce domaine.

Il est évident que de ce diagnostic, le gouvernement peut tirer des mesures urgentes pour mettre le Gabon sur la rampe de la transparence et de la bonne gouvernance.

La transformation vers la transparence et la bonne gouvernance nécessite des efforts soutenus et une approche holistique pour surmonter ces défis. Le vrai débat est là.

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