« Les ethnies sont-elles responsables du sous-développement du Gabon ? » S’interroge Petit-Lambert Ovono

Ceux qui évoquent l’équation ethnique dans la gestion d’un État n’ont encore rien compris au management public d’un État comme le Gabon.

C’est justement parce qu’ils n’ont rien compris que le Gabon est sous-développé et qu’ils imputent le tort aux ethnies. Si les nouvelles autorités n’y prêtent garde, le problème risque de demeurer ainsi.

Pour résoudre ce problème, il n’est pas inutile de rappeler que le Gabon est un État, c’est-à-dire une entité politique souveraine, territorialement délimitée, qui exerce le pouvoir sur une population donnée.

L’État fait référence au gouvernement et à ses différentes institutions et organes qui exercent l’autorité sur ce territoire donné.

Le rôle d’un État est d’agir dans l’intérêt de la population qu’il gouverne en garantissant la sécurité, la justice, le bien-être et le respect des droits des citoyens.

La gestion du Gabon n’est pas de la responsabilité des ethnies, aussi, le retard de développement du Gabon est-il dû à la mauvaise gouvernance des gouvernements et à ses différentes institutions et organes qui exercent l’autorité sur notre territoire. Entendu par là qu’un ensemble de pratiques et de comportements vont à l’encontre des principes de transparence, de responsabilité, d’efficacité et d’équité dans la gestion des affaires publiques.

C’est peut-être cruel de le dire, mais ce sont bien l’ensemble des autorités et des administrations chargées de décider et de mettre en œuvre les interventions publiques et les politiques publiques qui sont responsables du sous-développement du Gabon.

Elles ont plutôt excellé dans la corruption.

La corruption est l’un des aspects les plus graves de la mauvaise gouvernance. Elle se manifeste par des pots-de-vin, des détournements de fonds publics, des favoritismes et des abus de pouvoir pour des gains personnels. La corruption affaiblit les institutions, nuit à l’économie et compromet la confiance des citoyens dans le gouvernement.

La mauvaise gouvernance est aussi dû au manque de transparence.

Une gouvernance déficiente qui s’est caractérisée par un manque de transparence dans la prise de décisions et la gestion des ressources publiques. L’absence de transparence favorise l’opacité, les pratiques illégales et l’abus de pouvoir.

Une mauvaise gouvernance qui s’est traduite par une inefficacité dans la prestation des services publics, une gestion inadéquate des ressources et une incapacité à répondre aux besoins de la population de manière adéquate.

Une gouvernance défaillante qui a entraîné des violations des droits de l’homme, telles que la répression des libertés civiles, la discrimination, la violence policière et d’autres formes d’abus.

La mauvaise gouvernance a conduit à une instabilité politique, des conflits internes, des crises économiques et sociales, ce qui a nuit au développement durable et à la prospérité de la nation.

Voilà ce qui a provoqué le retard de développement du Gabon.

Ce ne sont point les ethnies qui étaient chargées de répondre aux attentes des populations et du Gabon, mais les parties prenantes à la gestion et au management des politiques publiques.

Le temps est venu, pour les autorités gabonaises de corriger toutes ces tares; d’où la Restauration des Institutions par le CTRI sous la conduite du Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le choix d’une administration efficace pour les mettre en œuvre, accompagnée d’un système de suivi-évaluation rigoureux pour mesurer les performances et l’impact auprès des populations étant déterminant.

Tel est le vrai débat.

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