Au lendemain du coup de libération du 30 août 2023 par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), le Conseil d’Administration de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE INTERNATIONAL) avait mis le Gabon sous surveillance pendant trois mois, le temps d’observer l’évolution de la situation, et appliquant ainsi le principe arrêté par plusieurs organisations internationales.
D’autres organisations régionales et internationales qui ont inscrit ce principe dans leurs textes ont également suspendu le Gabon à l’exemple de l’Union Africaine.Jean Ping candidat à l’élection présidentielle en 2016, avait révélé au monde entier en tant qu’ancien président de l’Union Africaine, que la commission à carte blanche pour procéder à la suspension immédiate de L’État où les militaires ont pris le pouvoir par la force sans attendre un sommet des chefs d’État de l’UA.
C’est en application de l’autorisation ex-anté donnée par les chefs de l’État à la commission; sinon la commission n’est pas libre de prendre des décisions, mais simplement de les mettre en œuvre.
C’est donc la seule autorisation pour laquelle le président de la commission applique sans attendre la réunion des chefs d’État.
Presque la totalité des organisations internationales appliquent ce principe quasi automatique de suspension d’un état ayant connu une prise de pouvoir par les militaires.
L’organisation ayant été jusqu’à l’extrême dans l’application de ce principe et de sa médiatisation est la communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui est allé jusqu’à demander le transfert du siège de la CEEAC à Malabo.Cette décision a été très mal accueillie à Libreville et on se demande où était le groupe d’analyse stratégique de cette institution pour évoquer une telle éventualité ?
Il faudrait que la vérité soit faite un jour sur cette recommandation.
Après la levée de l’observation par le CA de L’ITIE INTERNATIONALE, c’est autour de la CEEAC de reconnaître que la situation sous la Transition du CTRI est plus stable sur sous le régime déchu du pouvoir Alibongo-PDG, et de lever ses sanctions.
Dans tous les cas, c’est l’effet du coup de libération qui continue à produire son impact.
Il n’y a pas de débat à ce sujet, c’est notre essor vers la félicité. Vive le Gabon.

