Hiver 12 mars (une date maudite pour les gabonais) Angélique Ngoma secrétaire générale du parti diabolique gabonais déchu (PDG), a enfin reconnu que ce parti a causé le recul du Gabonais, et détruit les gabonais.
En sa personne, et en toute humilité, elle a demandé pardon au peuple gabonais.
Mais pour mesurer la sincérité d’une demande de pardon et d’excuse d’un régime qui a martyrisé une population pendant un demi-siècle, il est utile de considérer plusieurs aspects.
Voici les critères à prendre en compte pour évaluer cette crédibilité de demande de pardon: Une demande de pardon et d’excuse doit être claire et explicite. Le régime déchu doit préciser les actions pour lesquelles il s’excuse, ainsi que les conséquences de ces actions sur les victimes et la société.
Il doit prendre la responsabilité de ses actions passées et reconnaître le rôle qu’il a joué dans la martyrisation de la population. Ceci peut inclure des actions concrètes, telles que la révélation des noms des responsables et la reconnaissance des atrocités commises.
Le processus de demande de pardon doit inclure la participation des victimes et des familles. Cela peut être réalisé par le biais de consultations publiques, d’entretiens individuels ou de réunions avec les représentants des victimes.
Un régime qui demande pardon devrait démontrer un engagement sérieux envers la réparation et la réconciliation. Cela peut inclure des mesures telles que la restitution de biens, la compensation financière aux victimes, la construction de monuments commémoratifs et la promotion d’un dialogue interculturel et intergénérationnel.
Le PDG déchu doit montrer un engagement constant envers la transparence et la responsabilisation des responsables des actes passés. Cela peut inclure la mise en place d’un mécanisme de suivi et de responsabilisation des responsables et un engagement envers la justice et l’éducation sur ces sujets.
La demande de pardon et d’excuse devrait être soutenue par la communauté internationale et les organisations de droits de l’homme. Cela peut inclure l’acceptation de résolutions et de recommandations de l’ONU et la participation aux processus de dialogue et de réconciliation régionale.
C’est en prenant en compte ces critères, qu’il est plus facile d’évaluer la sincérité d’une demande de pardon et d’excuse d’un régime qui a martyrisé une population pendant 56 ans.
Cependant, le discours de Paul Biyoghe MBA qui a pour objectif de reconquérir le pouvoir ne participe pas de la demande de pardon, mais de l’arrogance et du mépris du peuple.
La sincérité de la demande de pardon est donc entamée dès cet instant.
Le PDG doit prendre du temps pour que les actions de réparation soient suivies d’effet. Si ce n’est pas le cas, nous ne lâcherons rien, on pousse et on visse pour faire disparaitre à jamais du Gabon ce parti criminel. Il n’y pas un autre mot pour le qualifier. Le vrai débat est là.

