Dans une dissection rendue publique le 1er juin 2024, et intitulée « Bilie-By-Nze, un redoutable animal politique », le député de la Transition, Jean Valentin Leyama, présente ce dernier comme une véritable bête politique capable de faire trembler le CTRI : « Face à Alain-Claude Bilie-By-Nze, le CTRI peut lui opposer qui en son sein dans un débat ? Ou qui parmi les anciens larbins du PDG reconvertis, ou les nouveaux larbins, anciens opposants, acteurs de la société civile et de la Diaspora ? ».
Rassurons d’abord qu’Oligui Nguema n’est pas Ali Bongo qui, en arrivant au pouvoir en 2009, a chassé tous les anciens collaborateurs de son père, avant d’organiser une chasse aux sorcières contre tous ceux qui s’opposaient à sa manière de gouverner, mais aussi avant de mettre le pays entre les mains des apatrides et de verrouiller toutes les chaines de radio et de télévision de l’Etat pour en empêcher l’accès aux opposants et à tous ceux qui étaient soupçonnés de l’être.
Le Président Oligui Nguema fait du neuf avec du vieux. Mieux, il travaille avec tout le monde, les PDGistes et les opposants d’hier qui étaient voués aux gémonies par Ali Bongo et ses collaborateurs.
Je n’ai rien contre Mr Alain Claude Bilie By Nze. Au contraire, cet homme m’inspire de la pitié, parce qu’à chaque fois qu’il l’ouvre, il dégorge des propos qui après se retournent contre lui-même.
A titre d’exemple, lorsqu’il déclare que « Les gabonais souffrent parce qu’ils vivent au-dessus de leur moyens » ou encore que « Le PDG au pouvoir n’a pas l’intention de vous passer le relais », tout cela fait plaisir aux PDGistes tapis dans l’ombre. Mais c’est Bilie By Nze qui est exposé à la vindicte des populations qui se sentent offusquées, frustrées par de tels propos. Donc c’est faux de dire qu’au PDG, personne n’est capable de vaincre Bilie By Nze dans un débat.
Ce seul exemple suffit pour montrer que ce n’est pas pour ses compétences professionnelles que Bilie By Nze a toujours été appelé au gouvernement des Bongo, mais pour sa grande gueule : Bilie By Nze est le factotum du pouvoir Bongo-PDG qui avait toujours besoin d’un homme arrogant, cupide et irrespectueux pour faire le sale boulot : insulter et affronter les opposants.
Rappelons quand même à l’honorable Jean Valentin Leyama, que lorsque vous décidez de faire de la politique pour servir votre pays, les populations aux besoins multiples attendent de vous des actes et non des belles paroles de la langue de Molière. Nous aurions apprécié que l’honorable Jean Valentin Leyama vante le bilan de Monsieur Bilie By Nze du temps où il était ministre et premier ministre, si ce bilan existe, bien entendu, que de vanter la capacité de ce dernier à s’opposer au CTRI ainsi que ses qualités de grand rhéteur abstrait, habile et impossible à vaincre dans un débat.
Aujourd’hui, Bilie By Nze est presque le seul PDGiste à défendre le bilan d’Ali Bongo. Mais cela n’étonne personne et pour cause :
1. Dans le régime d’Ali Bongo, il est jusqu’ici le seul à croire qu’il était au gouvernement à cause de ses compétences professionnelles, alors que pas du tout. Occupé qu’il était à insulter et à combattre les opposants, Ali Bongo, qui n’avait d’ailleurs pas confiance en lui, ne lui confiait que des dossiers très légers et sans réelle importance.
2. Devenu un citron pressé et jeté à la poubelle, Bilie By Nze, qui a besoin de s’accrocher à un autre citronnier pour reproduire du jus, cherche désormais à se faire passer pour un homme fidèle qui ne fuit pas ses responsabilités, alors que son passé démontre le contraire.
3. L’homme est nostalgique de ce passé où il était devenu omniscient et omnipotent, le plus grand défenseur d’un régime malheureusement médiocre, satanique et vomi par le peuple gabonais dans sa grande majorité.
4. Il a honte pour tout ce qu’il a fait et cherches désespérément à se dédouaner en faisant croire qu’ils ont bien géré le pays.
Il parait qu’il tient mordicus à la mise en place d’une commission « vérité et réconciliation ». Encore du chantage et histoire de faire croire qu’il n’a rien à se reprocher et de pousser le peuple à la révolte contre le CTRI dont certains membres, notamment les militaires, ont servi sous Ali Bongo.
Alain Claude Bilie By Nze ignore-t-il qu’en tant que Président de la République, Ali Bongo était le seul responsable de tous les actes posés par ses collaborateurs, et en tant que Chef Suprême des Armées, le donneur d’ordre de tous les actes posés par les Forces de Défense et de Sécurité ?
Dans une interview qu’il a accordée à la chaine de télévision en ligne, GLOBAL AFRICA, il déclare ceci : « Je suis contre la gestion de l’Etat par les militaires, la place des militaires c’est dans les casernes ce n’est pas à gérer un Etat ». Et d’ajouter « (…) si le général Oligui est candidat, ce sera d’autant plus légitime (…). Tant mieux !
Sur la gestion de l’Etat par les militaires, il convient de rappeler à Bilie By Nze, qu’Omar et Ali Bongo, qui ont gouverné ce pays, n’étaient pas des militaires.
Si on peut accorder des circonstances atténuantes à la gouvernance d’Omar Bongo, que dire de celle d’Ali Bongo qui a détruit le Gabon et l’a jeté en pâture aux apatrides !
Dans tous les cas, c’est la voix du peuple gabonais qui compte, et ce peuple n’a jamais dit qu’il ne voulait pas être dirigé par un militaire, qui est d’alĺeurs un citoyen gabonais. Au contraire, les actes que pose Oligui Nguema rencontrent l’adhésion totale dudit peuple.
Pour finir, un village a besoin de tous ses enfants, même ceux qui ne sont fort que dans la tchatche et la volubilité mais ne posent jamais d’actes, à l’instar de Bilie By Nze. Sauf qu’aujourd’hui, le Gabon est un pays à reconstruire. Il a plus besoin de scientifiques, d’inventeurs, de chercheurs, de créateurs et des ingénieurs et non des AS de la parole.

