« Soutiens d’Oligui contre soutiens de Bilie-By-Nze et alliés » par Petit-Lambert Ovono

La première question que nous nous sommes posée est de savoir s’il est commode d’opposer les soutiens du CTRI à ceux du pouvoir déchu dont Bilie-By-Nze se croit le leader?

Consulté, un sage nous a répondu en disant  » *en réagissant du tic au tac, vous rendez audible ce qui ne l’est pas, et important ce qui ne l’est pas* « .

Nous avons suivi dans un premier temps ce conseil, mais avons réalisé par la suite que nous sommes en transition, une période particulière, d’où cette évaluation.

En effet, le Gabon est actuellement sous l’autorité d’un pouvoir militaire, ce qui implique que les trois pouvoirs législatif, exécutif, et judiciaire sont censés être détenus par les mains des seuls militaires. Les gabonais, amis de Bilie-By-Nze semblent l’oublier. Sont-ils en rébellion ? qu’ils le disent clairement s’ils sont garçon.

Ce n’est donc point le fait d’avoir mis en place des institutions de la Transition qui permet à certains de se prendre en situation d’animer les débats et émissions politiques mensongers et injurieux, proches du trouble à l’ordre public. Le pouvoir déchu de Bilie-By-Nze et compagnie n’aurait jamais toléré un tel écart de conduite, le totalitaire ministre de l’intérieur Matha serait déjà sorti pour mater les gens et se justifier aussitôt en déclarant que  » force doit être à la loi ».

Loin de répondre du tic au tac, la question de l’évaluation des soutiens s’imposait devant le spectacle affligeant dont Bilie-By-Nze et alliés semblent se réjouir. Mais si on ne peut pas trop blâmer les soutiens de Bilie-By-Nze, c’est parce qu’ils sont en même temps comme tous les gabonais dans l’euphorie du COUP DE LIBÉRATION réalisé par les Forces de Défense et de Sécurité sous la conduite du Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema. C’est l’effet de cette libération qui saoulent certains. Il est inutile de reprendre les mots utilisés par cette minorité enivrée de liberté.

Pour rester plus lucide, on observe le déroulement responsable du processus de la transition par les militaires.

Nulle autre transition dans le monde n’a été aussi respectueuse des règles que celle du Gabon.

Rappelons que le jugement de la communauté internationale du déroulement d’une transition militaire dépend de divers facteurs tels que les valeurs démocratiques, les normes internationales, les intérêts géopolitiques, les droits de l’homme et la stabilité régionale.

Ce sont ces critères que la communauté internationale utilise pour évaluer une transition militaire.

Dans le détail on peut citer : le respect des droits de l’homme, le maintien de l’ordre constitutionnel, l’inclusivité et la participation démocratique, la transparence et la responsabilité, la stabilité et la sécurité régionale, la coopération avec les organisations internationales, c’est-à-dire la volonté des acteurs de la transition militaire à coopérer avec les organisations internationales, telles que l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine, et bien d’autres.

Nul ne peut douter de la conformité de la transition militaire à ces critères.

Ce Texto serait trop long si on évoquait dans le détail tous les actes posés par le Général Oligui et son équipe de la Transition pour dénombrer ses soutiens. Finalement que conclure ?

Que les soutiens du pouvoir déchu, sous la conduite de Bilie-By-Nze et consorts saoulent le coup de libération.

Faut-il les désaouler pour y mettre un terme ?

L’ensemble des gabonais ne le supporterait pas.

Il est peut-être plus sage de les ignorer pour ne pas leur faire de la publicité.

Pour autant, il y a des limites à ne pas dépasser.

S’attaquer au coup de libération, c’est s’attaquer à ceux qui ont souffert le martyr sous Ali Bongo, sous Bilie-By-Nze et leurs alliés anciens et nouveaux.

Juste un dernier mot: Ne franchissez pas ce pas!Sinon… À chacun d’imaginer la suite.

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