« Référendum sur la nouvelle Constitution : le camp du Oui face à celui du Non » par Petit-Lambert Ovono

Avant d’examiner les arguments, jetons un coup d’œil au contexte, sur les parties prenantes, sur la finalité et sur le calendrier. Il s’agit de procéder ainsi à un état des lieux.

En rappel, à l’issue de l’élection présidentielle bâclée par le régime d’Ali Bongo et de ses sbires en tête desquels son premier ministre Alain Claude Bilie-By-Nze, élection qui a vu la loi électorale modifiée en cours du processus pour introduire un bulletin unique, dit siamois, le Centre Gabonais des élections va déclarer Ali Bongo vainqueur malgré son échec cuisant dans les urnes.

Pour éviter de nouveau une révolte du peuple et un bain de sang comme en 2016, les Forces de Défense et de Sécurité vont mettre un terme au régime despotique d’Ali Bongo et mettre en place le Comité de transition pour la restauration des institutions dans la nuit du 30 août 2023. Le peuple Gabonais va accueillir avec joie, euphorie et soulagement ce CTRI qui va aussitôt commencer à mettre en place des institutions de la transition avec un programme en deux volets, dont un volet politique ayant pour finalité la mise en place des nouvelles institutions élues démocratiquement et dans la transparente après une transition de deux ans.

Plus spécifiquement, dans sa mission de mise en œuvre de ce volet politique, le gouvernement de la transition va communiquer un chronogramme qui prévoit l’organisation d’un référendum pour doter le pays d’une nouvelle constitution après le dialogue national inclusif au cours duquel 680 gabonais réunis pendant un mois, ont adopté plus d’un millier de recommandations remis dans un rapport au premier ministre de la transition pour leur mise en œuvre.

Alors que le projet de constitution n’est pas encore rendue public, les nostalgiques du pouvoir déchu, et ceux des gabonais qui ne se préoccupent que de leurs intérêts personnels et non de l’intérêt général, ont lancé en premier les hostilités en formant le camp du Non. La réponse du président de la transition appelant à voter oui révèle que la précampagne est ouverte.

Quels sont les arguments des uns et des autres ?

À chaque camp et à chacun de les donner. Le débat est ouvert.

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