La conception d’un Gabon nouveau passe par la restauration des institutions, cette restauration est tributaire de la constitution.
C’est cette constitution qui est en jeu aujourd’hui. Car, rappelons nous qu’une constitution est un ensemble de lois fondamentales et de principes qui établissent la structure, les pouvoirs et les limites du gouvernement d’un pays. Elle définit les droits et les devoirs des citoyens, ainsi que la manière dont le gouvernement doit fonctionner.
La constitution est considérée comme la loi suprême d’un pays, à laquelle toutes les autres lois doivent se conformer. Elle énonce les principes fondamentaux de la société, tels que la démocratie, l’État de droit, les droits de l’homme et la séparation des pouvoirs.
L’élaboration de la constitution subit le même cycle que suit toute politique publique depuis sa conception jusqu’à son amélioration, après l’évaluation de ses résultats et son impact sur les populations en passant par l’étape de la mise en œuvre.
La nouvelle constitution du Gabon doit être adoptée par *RÉFÉRENDUM* a prévenu le CTRI. De quoi s’agit-il?
Le référendum est un vote direct par lequel les citoyens d’un pays sont appelés à se prononcer sur un projet de révision ou d’adoption d’une nouvelle constitution. Les référendums constitutionnels sont une méthode de démocratie directe grâce à laquelle les citoyens ont l’opportunité de participer directement à la décision concernant les règles fondamentales qui régissent leur pays.
L’organisation d’un référendum sur la constitution peut être décidée par le gouvernement ou par une initiative populaire, selon les procédures prévues par la loi de chaque pays. Ce type de référendum est souvent utilisé pour adopter une nouvelle constitution, modifier des dispositions importantes de la constitution en vigueur ou ratifier des traités internationaux ayant des implications constitutionnelles.
Les résultats d’un référendum sur la constitution sont contraignants dans la plupart des cas, ce qui signifie que si une majorité de citoyens se prononce en faveur du projet de constitution ou de réforme constitutionnelle, celui-ci est mis en œuvre.
Ceci compris, il est indéniable que le CTRI prouve aux yeux des gabonais et même du monde qu’il est réellement engagé vers la voie de la démocratie, de la participation et de l’inclusivité en associant directement le peuple à bâtir une nouvelle constitution, et à se prononcer sur la loi constitutionnelle et sur son mode d’adoption.
C’est bien la première fois que le peuple gabonais est ainsi associé à la conception de l’avenir et à la gestion de son pays.
Ne ratons pas cette belle occasion pour des petits intérêts politiciens. Le vrai débat est là.

