Depuis quelques semaines, certains responsables de formations politiques et membres de la société civile, qui se présentaient autrefois comme des combattants acharnés de la démocratie sous le régime déchu du BONGO-PDG, semblent aujourd’hui devenir amnésiques et vendent leur dignité au prix de leurs besoins personnels. Ces mêmes individus, qui dénonçaient vigoureusement les pratiques antidémocratiques et les lois iniques du passé, semblent maintenant se métamorphoser en défenseurs zélés d’un référendum opaque et douteux. Ils ont troqué leurs principes et leurs convictions contre des promesses de postes et des avantages matériels, trahissant ainsi les idéaux de justice et de transparence qu’ils prétendaient défendre. Leur volte-face est d’autant plus choquante qu’elle révèle une absence totale de scrupules et une capacité à se renier pour des intérêts personnels, au détriment de l’intérêt général et du progrès démocratique de notre nation.
Nous devons nous interroger sur les véritables motivations de ces anciens « combattants de la démocratie » qui semblent aujourd’hui prêts à tout sacrifier pour maintenir leur position et leurs privilèges. Leur soutien à un référendum dont le contenu n’a pas été communiqué au public témoigne d’une hypocrisie flagrante et d’un mépris pour les principes démocratiques qu’ils prétendaient autrefois défendre. Il est impératif de dénoncer ces comportements et de rappeler que la démocratie ne saurait être un simple instrument de pouvoir, mais une responsabilité collective et un engagement constant envers la transparence et la justice.
Le recul de la démocratie est manifeste. La suppression du poste de Premier ministre, une mesure sans précédent dans le monde, suscite de vives inquiétudes. Nous n’avons aucune garantie quant à la limitation des mandats, ni sur une protection contre la modification future de cette disposition. Au lieu de réduire la durée des mandats à cinq ans, une mesure qui aurait été plus en phase avec la nécessité de prévenir la confiscation du pouvoir après 56 ans de règne, on choisit de la prolonger à sept ans. La reconduction du Sénat, une institution largement perçue comme superflue et coûteuse, est une autre source de préoccupation. En supprimant le Sénat, nous pourrions créer des milliers d’emplois et réduire drastiquement le taux de chômage des jeunes.
Les défenseurs du OUI risquent de perpétuer ces décisions inéquitables pour plusieurs générations. Bien que ces mesures puissent les arranger aujourd’hui, il est crucial de comprendre que l’avenir est incertain. Imposer le OUI de manière aveugle et sans une compréhension claire des enjeux pourrait avoir des conséquences irréversibles.
Le Patriote Engagé JKN

