Dans un contexte politique placé sous le sceau de la transition, l’activisme se présente comme une épée à double tranchant. D’un côté, il peut être un moteur de changement, apportant des réformes bénéfiques pour la société. De l’autre, lorsqu’il est dévoyé, il devient un instrument de chantage, d’extorsion et de défense d’intérêts personnels. C’est cette seconde voie que semblent malheureusement emprunter certaines figures de l’activisme gabonais, à l’instar de Jonas Moulenda, dont les attaques contre le Président de la Transition, le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, soulèvent de nombreuses interrogations.
Une critique sans fondement et dénuée de cohérence
Avant tout, il faut recadrer les faits : Cette analyse n’est pas l’œuvre d’un pro-Oligui ou d’un kounabéliste. Les choses ayant été dites, nous pouvons poursuivre. L’essence même de l’activisme repose sur la quête d’un bien-être collectif. Cependant, les récentes prises de position de Jonas Moulenda à l’encontre du Chef de l’État s’éloignent radicalement de cette mission noble qui force le respect et impose l’administration.
Ses accusations, souvent non étayées, paraissent davantage motivées par une volonté de nuire que par un réel souci d’éveil des consciences. À y regarder de plus près, ces critiques s’apparentent plus à un exercice de style absurde qu’à une analyse constructive et c’est dommage, car il est suivi par plusieurs personnes qui préfèrent le sensationnel et l’euphorie aux analyses froides et cohérentes. On peut le définir comme étant l’amour pour le kongossa.
Il est légitime de se demander si les attaques de Moulenda ne sont pas plutôt orientées par la préservation des petits intérêts personnels que par un désir sincère de servir la cause publique. En effet, sous couvert d’activisme, certains n’hésitent pas à instrumentaliser leur position pour préserver des avantages personnels, tel qu’un statut de réfugié. Cette démarche, à mille lieues de la déontologie propre à l’activisme, dénature l’engagement citoyen et discrédite ceux qui en font un véritable combat pour la justice sociale.
Un pays en chantier : les véritables enjeux de la transition
Dans ses charges, Jonas Moulenda semble occulter les avancées significatives opérées depuis l’accession au pouvoir du Président de la Transition. Il est pourtant indéniable que le Gabon est en pleine mutation, avec des réformes structurelles touchant l’ensemble des secteurs de la vie de la nation. Qu’il s’agisse de la restauration des institutions, de la construction d’infrastructures ou de la réappropriation de l’économie nationale, les actions engagées ont pour objectif de poser les bases d’un développement durable.
Le programme du Président de la Transition ne se limite pas à la seule restauration des institutions, comme le suggère de manière simpliste Moulenda. Au contraire, il embrasse une vision globale du développement, où chaque domaine, de l’éducation à la santé, en passant par les infrastructures routières et économiques, est pris en compte. Cette approche holistique est essentielle pour assurer un véritable changement de paradigme et préparer le Gabon à un avenir prospère. Car, est-ce que pendant que nous sommes en transition, on ne mange plus ? on ne se soigne plus ? On ne travaille plus ? On ne se loge plus ? Autant d’interrogation qu’il faudrait poser à Jonas Moulenda.
L’heure de la responsabilité et du discernement
Il est temps de dépasser les critiques stériles et de reconnaître les efforts entrepris pour moderniser le pays. La critique constructive est un pilier de la démocratie, mais elle doit s’accompagner d’une dose de bon sens et de responsabilité. À l’heure où le Gabon est en pleine transformation, il est impératif que les voix qui s’élèvent pour dénoncer soient animées par un véritable souci de l’intérêt général, et non par des calculs personnels.
L’activisme, lorsqu’il est exercé dans le respect de ses principes fondamentaux, reste un levier puissant pour la société. Cependant, il perd toute sa légitimité lorsqu’il se transforme en un outil de dénigrement et de manipulation. Les attaques contre le Président de la Transition sont non seulement ridicules, mais elles révèlent aussi une incompréhension profonde des enjeux actuels du Gabon.
Il est grand temps de recentrer le débat sur l’essentiel : le bien-être des populations et la construction d’un Gabon fort et uni. Moulenda gagnerait à être un acteur clé de ce processus.
Abime Té

