Contrairement à certains États de la sous-région, notre développement est intimement lié à notre solidification de la démocratie et de nos institutions.
Depuis 1960, nous avons fait le choix de la concomitance entre la quête démocratique et la quête de développement. Ce paradigme est lié à notre ADN, à notre subconscient…
Si nous avons obtenu notre indépendance un peu plus tôt que prévu par le pouvoir colonisateur, c’est parce que le Gabonais est foncièrement un être libre, en dépit de toutes les violences et atrocités qu’il a subies depuis des centenaires pour le dompter, l’assujettir.
La liberté est l’identité du gabonais !
La défaillance démocratique depuis 1960 a été la source des crises multiformes qui ont retardé notre développement et qui nous ont finalement placé en bas de l’échelle, quasiment sur tous les plans.
Nous avons perdu notre place de leadership au sein du Continent à cause de nos guerres intestines, égoïstes et infantiles !
Aujourd’hui des pays tels que l’Angola, Guinée équatoriale, etc exercent un Leadership au niveau de la sous-région devant notre pays, sans que cela nous gène ou titille notre amour-propre.
La faiblesse de notre pays est un atout pour d’autres. Aucun de ces pays ne viendra nous aider à récupérer la place de leadership que nous avons exercé d’antan.
La stabilité politique de notre pays ainsi que son développement intégral, part du respect de notre PACTE RÉPUBLICAIN INTERNE. Ce problème doit être résolu profondément et définitivement. Car, nous perdons du temps ! Les autres avancent !
Si nous faisons le choix d’être le terrain d’expérimentation des autres États, si nous faisons le choix de demeurer un État failli, alors persévérons dans notre perception embryonnaire de la politique, en attisant les tensions internes.
Ainsi, assurément, serons-nous condamnés à ne jamais être une PUISSANCE !
Jovanny Moubagna, étudiant en Master recherche droit public a l’Université Omar Bongo

