Paiement progressif des rappels soldes, paiement immédiat des vacations après service fait et régularisation des situations administratives avec effet solde

Au moment où nous débutons cette nouvelle année scolaire 2024-2025 avec complexités et incohérences aussi bien sur le plan pédagogique, programmatique, didactique qu’ académique (le calendrier scolaire légèrement modifié).

Nous assistons malheureusement à une rentrée scolaire improvisée, imprévisible, impréparée, du vrai pilotage à vue, du rafistolage. Ils ont mis la charrue avant les boeufs. Il faut le dire sans gueule de bois. Comment peut-on demander à un enseignant de dispenser les enseignements sans manuels scolaires ? À partir de quoi va-t-il planifier ses activités ? Ça s’appelle de *l’insécurité pédagogico-didactique.*

Pour une rentrée scolaire apaisée, les autorités de la transition gagneraient à payer les rappels soldes, à régulariser les situations administratives des enseignants avec effet solde et à payer les vacations après service fait. Ce n’est qu’une question de volonté politique.

À chaque rentrée scolaire, ceux ou celles qui cherchent à préserver leurs postes ne cessent de nous abreuver des discours empreints de populisme et démagogie. Et même en période de transition c’est presque toujours la même chose. Les mêmes revendications, les mêmes discours.*Nothing has changed*

Pour gagner la reconnaissance du peuple gabonais, j’invite le CTRI à s’attaquer d’abord aux problèmes sociaux tels que : *

L’employabilité des jeunes pour réduire la pauvreté et la précarité ; *

L’électricité et l’eau ; *

La santé ; *

La vie chère ; *

La régularisation des situations administratives des agents de l’État avec effet solde ; *

Le paiement des rappels soldes ;*

La sécurité et la propreté ; *

La valorisation des pensions retraites ; *

L’éducation et la formation ; *

Les logements ; *

Les routes ;

Nous vous attendons sur ces chantiers prioritaires qui touchent directement ou indirectement le quotidien des populations. Pour le moment nous n’avons pas besoin des projets de grande envergure tels que Libreville 2 ou encore Oyem 2 bien que cela participe au développement socio-économique du Gabon.

Le CTRI devrait redéfinir ses priorités et je crois que l’argent destiné à la construction de ces villes, aux, gratte-ciels du boulevard du Bord de Mer et au référendum peut être injecté dans le *social à l’effet de permettre aux gabonais de se loger, se soigner et se nourrir convenablement. C’est ça la véritable restauration de la *dignité des gabonais* Car le régime dynastico-monarchico-oligarchique Bongo PDG a expressément favorisé la précarisation du tissu social au Gabon pendant 56 ans.

En définitive, pour une transition politique apaisée et réussie, je vous exhorte à vous attaquer aux *urgences économiques et sociales en vue d’améliorer de façon quantitative et qualitative les conditions de vie des populations.* *

Ouaren Nguema Nguema*

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