Il était une fois, dans les arcanes de Libreville, un ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie By Nze, qui, malgré la chute de son maître et mentor, Ali Bongo Ondimba, n’avait visiblement pas encore dit son dernier mot.
Le 6 septembre dernier, tel un chevalier de l’ancien régime, il s’est faufilé jusqu’à la résidence de l’ex-président, non pas pour partager des souvenirs d’un passé révolu, mais pour recevoir quelques « consignes ». Après tout, quoi de mieux qu’une séance stratégique avec le chef déchu pour ressusciter les vieux fantômes du PDG et tenter de saboter une transition en pleine route vers l’avenir ?
Avec une discrétion digne d’un complot de cour, Bilie By Nze, entouré de ses alliés du Clan Bongo, s’est vu confier une mission bien particulière : perturber le processus de Transition. Quelle audace, n’est-ce pas ? Les barrons du PDG, probablement nostalgiques de leurs sièges dorés, rêvent d’un retour triomphal, avec Bilie By Nze en figure de proue. Après tout, pourquoi accepter une Transition qui cherche à rétablir l’ordre, la justice et la transparence, quand on peut fomenter des plans en coulisses pour revenir sur scène comme un mauvais acteur refusant de quitter les projecteurs ?
Mais ne nous y trompons pas. Bilie By Nze n’est pas venu par simple amitié. Derrière ses salutations chaleureuses et ses tapes sur l’épaule se cache un autre agenda : attaquer les autorités de la Transition et miner chaque avancée avec une précision chirurgicale. Nul doute qu’après cette entrevue secrète, les plans sont déjà en marche pour faire échouer tout ce qui pourrait redonner un peu d’espoir au peuple gabonais. Saper les réformes, discréditer les nouveaux dirigeants, et pourquoi pas, ramener les vieilles habitudes au pouvoir ? Un véritable chef-d’œuvre de cynisme politique.
La Transition, pour eux, n’est qu’un obstacle à abattre, une parenthèse à refermer aussi vite qu’elle a été ouverte. Mais que Bilie By Nze et ses acolytes prennent garde : le peuple gabonais, qui a déjà tourné la page du régime passé, ne se laissera pas duper par ces manigances de bas étage. Quant à Ali Bongo, bien qu’il ait prodigué ses « conseils », il est bien loin d’avoir encore les rênes en main.
Sentinelle Bibang

