Gabon : Vers une Politique de Valeurs et d’Idéologies

Les Gabonais ont longtemps fait de la politique du ventre. Les Gabonais sont habitués aux déclarations d’indéfectibilité à des individus, notamment à ceux au pouvoir, mais jamais à la République, au Gabon.

Les Gabonais ont longtemps été habitués à la haine, au dénigrement, à la calomnie, à l’invective, à la diffamation comme argument politique.

Les Gabonais ont longtemps eu des opposants non pas idéologiques, mais de mécontentement en intéressement. Ils sont systématiquement convaincus de ce fait que lorsque l’on se lève pour parler République, Etat de droit, démocratie: « on cherche un post ».

Les Gabonais ne croient pas en la politique, mais la haine, la jalousie, le dénigrement sont des arguments des politiques qui fédèrent les foules. Jamais projet contre projet, arguments contre arguments. Ils ont même réussi à se convaincre que les jugements de valeurs, sont des analyses et arguments politiques.

Voilà venu le temps de stopper cette manière de faire. Voici venu le temps de correspondre enfin à ce qu’est la politique. Un engagement sur des idéologies, des valeurs, des principes, pour servir l’intérêt général.

Personne n’est condamné à mal faire !

Mieux vaut un élève qui a 5 au premier Trimestre, 10 au 2e et 15 au 3e. Lui, mérite les encouragements et les félicitations en lui souhaitant de maintenir cette tendance et pourquoi pas avoir 18 demain. Contrairement à ce lui qui a 15 au premier trimestre, puis 10, et finalement 5.

C’est exactement ce qui se passe actuellement au Gabon. Les meilleurs élèves d’hier, les acteurs du bon combat, ceux-là même qui pensent détenir le titre de propriété du bon côté de l’histoire, sont pires que ceux qu’ils combattaient hier. Ils sont passés de 15 à 5, et il pensent avoir le droit de reprocher quoique ce soit à ceux qui évoluent.

Ils blâment celui qu’ils ont constitué le médiocre d’hier d’essayer de faire mieux, pendant qu’ils attendent de nous des applaudissements en faisant moins bien qu’hier, si ce n’est pire.

Dans tout cela, et si nous parlions Gabon ?

Trop de testostérones en expression que l’on a l’impression d’un combat de bites chacun voulant déployer sa virilité maximale.

Ah, mon Gabon, et nous les femmes alors dans tout cela ? Eh bien on est rappelé au canapé, à la chosification !

Et si nous commencions par vraiment apprendre ce qu’est l’Etat, ce que sont les institutions, et qu’est-ce que c’est la citoyenneté ?

Il faut revenir aux fondamentaux, aux préalables.

Maître Marlène Fabienne Essola Efountame

Laisser un commentaire