Au lendemain du 30 août 2023,nous assistons dans notre pays à la création et/ou à l’émergence d’une pléthore d’associations kounabelistico-profito-alimentaires. Ces associations hétéroclites et ostentatoires à caractère tribal, régional, clanique, familial vont inciter le peuple gabonais à vous détester. En conséquence votre popularité et votre crédibilité vont drastiquement decrescendo. Si ce n’est pas déjà le cas. Qui finance ces associations ? Où trouve-t-on cet argent ? Es-ce de l’argent public ou privé ? Pourquoi la dette publique augmente-t-elle de façon exponentielle ?
Je crois comme beaucoup de compatriotes que vous êtes suffisamment populaire. Vous n’avez pas besoin de mobilisation car vous êtes adoubé par votre peuple. ON N’A PAS BESOIN DE ÇA EN CE MOMENT SURTOUT EN CETTE PÉRIODE DE TRANSITION. La primauté c’est de redresser le pays.
Lors de votre discours à la Nation du 30 août 2024 marquant la célébration du Coup de Libération,vous avez promis de construire un nouveau modèle de gabonais. Cela sous-entend qu’il est temps de changer notre logiciel mental et comportemental,en mettant fin au cercle infini du kounabelisme qui a plongé notre pays dans l’obscurantisme pendant plusieurs années.
Certains hommes politiques et autres ressortissants du Woleu-Ntem disent « oui » au référendum et soutiennent Oligui Nguema. Quel soutien, un soutien hypocrite. C’est vous qui dites OUI et non le Woleu-Ntem, un OUI hypocrite et calculateur. Épargnez le Woleu-Ntem de vos turpitudes politiciennes. Car, personne ne vous a mandaté pour parler au nom des Woleu-Ntemois. Vous avez chanté les louanges à Ali Bongo hier, aujourd’hui c’est Oligui Nguema,demain ce sera qui? La transhumance politique,le sport favori des hommes politiques gabonais. C’est insupportable !
En cette période de conjoncture mondiale liée à la crise russo-ukrainniene,au conflit israélo-hamas,le gouvernement gagnerait à *rationaliser les dépenses publiques* pour éviter d’augmenter *inutilement le train de *vie de l’État ( la dette publique a explosé en 6 mois)*
Ces agissements traduisent ici les *comportements alimentaires et opportunistes* de certains *thuriféraires de l’ancien régime* que nous voulons à tout prix *proscrire* en cette période de transition et dans le *Nouveau Gabon* ( les nominations basées sur des accointances maçonniques, politiques, religieuses, claniques sont à proscrire). Être activiste au Gabon est un critère de sélection pour être nommé ou encore pour bénéficier de quelques faveurs en nature,en espèce ou en numéraire de la part du CTRI. L’activisme est déjà une profession,une spécialité ou un champ d’étude. On achète des véhicules et on donne de l’argent aux activistes. Es-ce de l’argent public ou privé ?
La *suppression ou la dissolution* de certaines *institutions budgetivores* pourrait permettre à l’État d’augmenter ses *recettes et réduire sa dette publique*( diminuer les dépenses de fonctionnement et accroître le budget d’investissement)* et d’investir ces *fonds* dans les *secteurs prioritaires et essentiels* pour améliorer les *conditions de vie des populations : l’approvisionnement en eau et électricité, la transition numérique et énergétique, immigration, l’aménagement du réseau routier et ferroviaire,la réforme des systèmes scolaire et sanitaire,la lutte contre le chômage, l’inflation et la pauvreté, la sécurité, logements,la régularisation des situations administratives des agents de l’État rompus à la tâche au quotidien,etc.*
Dans le nouveau Gabon que vous prônez, nous constatons pour le déplorer que certains *thuriféraires pdgistes* reviennent aux affaires avec *les comportements alimentaires et opportunistes.* Ces fossoyeurs ou encore ces *ectoplasmes* qui ont participé à la *paupérisation, à l’avilissement* et à *l’appauvrissement* de notre *merveilleux pays riche* seront traduits au *tribunal de l’histoire*
Eu égard à leurs faits et gestes et à certaines pratiques *hétérodoxes* qui mettent en péril *l’intérêt supérieur de la Nation,le vivre ensemble et l’unité nationale*
Aussi, il m’arrive parfois de *soupçonner que le Gabon serait-il dirigé par un Ali sans Bongo ?* Qui dirige la transition ?Cette Transition va-t-elle accoucher d’une souris ? Certains *compatriotes* s’interrogent : Oligui Nguema porte-t-il lui-même les *germes* de sa propre destruction ? Est-il en train de tomber dans les mêmes travers que *l’ex Président dictateur Bongo Ondimba*? Est-il en train de reproduire les mêmes tares que le régime qu’il lui-même renversé ? Est-il un *populiste, un démagogue*? Pourquoi son discours d’investiture contraste-t-il avec la nomination de certaines *personnalités hétéroclites à des postes de responsabilité, en l’occurrence Jean François Ndongou et bien d’autres*,avec la *Charte de la Transition, avec certaines décisions politiques ? Quel paradoxe ?Autant de *questions oratoires* qui taraudent l’esprit de certains compatriotes lucides et avertis. La parole est donné e à qui veut la prendre pour émettre son point de vue.
Je ne vois pas la nécessité et l’utilité d’intégrer dans les organes de la Transition, tous ces thuriféraires et autres *prévaricateurs pdgistes, activistes ,opposants et syndicalistes alimentaires* qui ont été incapables de placer le *bien-être collectif au dessus de leurs intérêts égoïstes* et qui cherchent *savamment et insidieusement à hypothéquer et saboter le processus de transition politique et sociale au Gabon*. Que ces *mutants politiques et autres prévaricateurs* pdgistes frustrés ne *suffoquent pas et n’embrigadent* pas le CTRI. *L’acte salvateur et héroïque* que le CTRI a posé pour sortir notre pays de *l’imposture et de la forfaiture* surtout de l’avoir épargné d’une *effusion sang* est incontestablement *salutaire*. Nous remercions infiniment *le Président de la Transition et les Généraux* qui ont fait montre de *patriotisme, de bravoure,de courage, de professionnalisme,de témérité et de solidarité* tout en risquant leurs *vies* ont décidé unanimement de *renverser le régime dynastico-monarchico-oligarchique essoufflé BONGO Valentin pdgisme* qui a plongé notre pays dans un *marasme sociopolitique, économique et culturel* Une *nouvelle ère* s’annonce dans notre pays. Une nouvelle page de l’histoire du Gabon se tourne vers la *Deuxième République*
Dans *le nouveau Gabon* que nous vous voulons bâtir avec des nouvelles *valeurs morales, culturelles, républicaines et des principes démocratiques* qui cadrent parfaitement avec les *aspirations du peuple souverain*, Il n’est plus question de faire du *Kounabelisme,d’ Atalakoutisme, du trafic d’influence, d’abus d’autorité, ( le harcèlement ) dans le milieu professionnel et ailleurs) surtout en cette période de transition, il nous faut surtout faire preuve de *compétence,de pragmatisme, de discipline,de créativité et de patriotisme pour accompagner les militaires à réussir cette transition.* *Gabon Télévisions et Gabon 24* doivent changer de *paradigme* en mettant fin à la culture du *culte de personnalité* (Ministres, Autorités militaires, etc). Les vieilles habitudes ont vraiment la peau dure. Nous avons besoin des *programmes télévisés attractifs et attrayants* qui tiennent compte de nos réalités. *L’environnement audiovisuel gabonais* est infesté de chiens de garde*. Il faut le deparasiter. Le *système scolaire* de notre pays est en lambeaux et infesté de vautours et de fauves, il est également à deparasiter voire à déprogrammer pour n’en citer que ces deux secteurs. À l’exemple de *la rigueur et discipline militaire d’ Ibrahim Rapomtchombo à l’hôtel de ville de Libreville*, nous avons besoin des militaires à la tête de certains entités (*Éducation Nationale,de Santé,Habitat et bien d’autres* secteurs devenus des *berceaux de la mafia à outrance*) pour le *redressement progressif* du pays.
Pour réussir cette transition politique et militaire, nous avons besoin d’une *transition plus inclusive et participative* qui passe par la *création des forums nationaux et régionaux* afin de permettre à *toutes les forces vives de la Nation* de proposer leurs *idées pour la construction d’une nouvelle République*.
Oui, la *reconstruction* d’un pays est une tâche ardue c’est pourquoi il est utile se rappeler que le *le Comité pour la Transition et la restauration des institutions (CTRI)* ne peut pas *redresser en un mois ou en 2 ans un pays qui a été *exproprié et dépouillé pendant *56 ans* Que chaque *gabonais(e) épris de *patriotisme* dans son domaine *compétence ou de prédilection* soutient la *vision politique et économique* du *sauveur* et accompagne le CTRI à réussir cette transition en vue du redressement progressif de notre pays sur les plans *spirituel,institutionnel, politique, social, économique et culturel* pour le *bien-être collectif des générations présentes et futures.*
Il est capital de souligner que le Gabon est *partiellement libéré de *l’obscurantisme* grâce à ce *coup de liberté* Car il demeure sous le joug de *l’impérialisme français*. En revanche, la *libération totale* du Gabon constitue également un autre défi majeur pour l’acquisition véritable de notre *souveraineté* , comme le dit l’adage << *chaque chose a son temps*>>.
Nous soutenons la *transition politique* dirigée par les autorités militaires,mais avec *circonspection*( on emet des réserves). Pour la réappropriation du Gabon, Je vais continuer mon combat politique et civique pour *le renouvellement ou la reconfiguration de la classe politique gabonaise* d’une part et pour *l’éveil des consciences* d’autre part. Et d’autres termes, je je continue de *défendre les causes populaires et de dénoncer et lutter en même temps contre les injustices, les inégalités sociales et les décisions iniques sans craintes* en cette période de transition.
Que *l’euphorie nationale* ne transforme pas en *désenchantement ou en désillusion* dans les jours à venir.
Que *Les pdgistes insatisfaits, frustrés et opportunistes* se taisent à jamais, ils ne sont pas autorisés à faire aux *vrais acteurs du changement* des leçons de *démocratie et de patriotisme.* Car je suis un *acteur du changement épris de patriotisme qui, nonobstant les *menaces et les intimidations* pendant *la période pré-électorale et électorale et bien avant, a activement affronté le régime Bongo PDG aussi bien sur le terrain politique à Bitam que sur les réseaux sociaux à visage découvert pour le compte de l’opposition ( Rassemblement pour la Patrie et la Modernité du Président Barro Chambrier)* , loin de moi l’idée de faire dans l’ostentation et la prétention. Car c’est factuellement vérifiables. *La réussite de cette transition dépend de la transition de nos mentalités*
NB: *Monsieur le Président de la Transition, ne Soyez pas l’injustice que vous dénoncez chez les autres. Cependant, nous vous jugerons au pied du mur. Vous êtes suffisamment populaire et vous n’avez pas besoin de mobilisation quand vous vous déplacez. Les populations viendront d’elles-mêmes pour vous accueillir. Que les associations arrêtent de le faire.*
Dans cette période de transition, Nous observons et restons *patients, réflexifs, avertis,lucides, réfléchis et raisonnants, mais pas dupes* *on ne gagne pas la reconnaissance des gens parce-qu’on a le pouvoir. On se met à leur place pour gagner leur reconnaissance.*
*Unis dans la Concorde c’est enfin notre essor vers la félicité*
Je crois en vous et je compte sur votre sagesse et vous clairvoyance pour mettre fin à ces mentalités rétrogrades.
*Honneur et Fidélité à la Patrie*!
J’ignore totalement ce qui va m’arriver après la publication de cet article c’est plus fort que moi il fallait que je m’exprime sur la transition politique en cours au Gabon. Car je n’ai pas un pays de rechange.
Ouaren Nguema Nguema. Professeur certifié d’anglais, libre penseur, observateur de la vie politique et sociale du Gabon.

