Sur le plan juridique, ce qui est un coup d’État est devenu aux yeux des Gabonais un « coup de la libération », car ce sont les hommes qui définissent les mots et non l’inverse. Ainsi, acceptons que cela soit désormais considéré comme tel. Cependant, des interrogations subsistent quant à cette prétendue libération.
Les Gabonais ont-ils été libérés du système Bongo-PDG, alors que le prétendu libérateur se revendique comme étant idéologiquement proche d’Omar Bongo Ondimba, l’architecte de ce système qui a appauvri le pays ? On ne peut pas vouloir le contraire de ce que l’on affirme, Monsieur le Président de la Transition.
Tous ceux qui se réjouissent de ce » coup de la libération », tels que Jean Ping, Paulette Missambo et Jean François Ntountoume Émane, etc, sont issus de l’école d’Omar Bongo Ondimba, ce qui explique leur soutien. Ces figures politiques de l’opposition d’antan soutiennent désormais ce » coup de la libération », non pas contre le système Bongo-PDG, mais contre la manière dont Ali Bongo Ondimba dirigeait le pays. Maintenant qu’il a été évincé, ils continuent à parler de libération, même si cela crée une confusion parmi ceux qui peinent à comprendre.
Peut-on vraiment imaginer des opposants sincères au système Bongo-PDG, comme Mamboudou, accepter ce terme de « coup de la libération » ? Il semble peu probable. Les Gabonais, épuisés par quatorze années difficiles, ont du mal à faire la différence entre la libération du système Bongo-PDG et celle d’Ali Bongo Ondimba.
Malgré les efforts visibles du CTRI à travers le pays, qui peuvent encore sembler illusoires pour certains, il est crucial de comprendre que le véritable combat ne concerne pas les individus mais le système dont s’inspirent les membres du CTRI.*
Mr Yann…Poète-Philosophe-Activiste

