La capitale économique gabonaise a connu cette semaine, une liesse populaire avec l’organisation sous la bannière du Ministère de l’intérieur et de la sécurité, d’une vaste campagne de sensibilisation et mobilisation populaire autour du référendum constitutionnel, une étape incontournable dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.
Sur le terrain, les commissaires, membres de la Commission Nationale de Mobilisation populaire autour du référendum constitutionnel, ont appelé les Gabonais en âge de voter à un engagement citoyen et civique devant se matérialiser par une participation massive des populations, au Référendum constitutionnel.
Pour la mise en œuvre de la campagne de mobilisation populaire et de sensibilisation environ 14 conférences débats en salle et réunions de sensibilisation sur les places publiques ont été organisées avec pour option et cibles préférentielles, les jeunes scolarisés issus des établissements secondaires de la ville de Port Gentil et bien attendue, la population générale.

La dernière activité d’un chronogramme d’activité lancé le 08 octobre dernier à Omboue, fut la grande réunion de sensibilisation à la foire municipale organisée le vendredi 11 octobre 2024, une rencontre qui a tenu toutes ses promesses. En effet, les principaux responsables administratifs notamment le Gouverneur de la province de l’Ogooué Maritime, Madame le préfet du département de BENDJE, le délégué spécial chargé de la gestion de la ville de Port-Gentil, les délégués des arrondissements, les chefs de quartiers, les leaders religieux, traditionnels et les représentants de la société civile, ont échangé avec les commissaires sur l’importance du référendum constitutionnel à venir.
Les commissaires ont longuement édifié les participants sur les définitions, les enjeux et la finalité du référendum constitutionnel dont la cible est évidemment le peuple souverain qui est de ce fait consulté directement. Les principales préoccupations des participants étaient axées essentiellement sur les documents d’état civil nécessaires pour participer au vote référendaire. Sur cet aspect, au regard des difficultés d’un grand nombre de citoyens à disposer d’une carte nationale d’identité, ils ont proposé l’organisation des audiences foraines à moyen terme. Une demande qui exige un plaidoyer auprès des décideurs politiques au plus haut niveau de la République.

Dans le même ordre d’idée, d’autres participants ont recommandé la poursuite de la campagne de mobilisation populaire après le départ des commissaires avec comme relais, les différents délégués des arrondissements, les chefs de quartiers et les leaders locaux, associatifs et communautaires.
Georges Mpaga

