On danse du mauvais pas à l’ENIL

La réunion tenue le vendredi 11 octobre dernier dans l’enceinte de cet établissement concernait les admis, c’est-à-dire les instituteurs stagiaires. Très honnêtement, cette rencontre a été loin d’être similaire des précédentes. Ce jour-là le directeur, agissait sous les ordres du ministre de l’Education nationale, a déclaré comme un seul coq dans la basse-cour, fixé que les cours commencent à 14 heures 00., non sans vouloir tenir compte que dans la province de l’Estuaire le mode est en journée continue. Donc, ce qui fait que les cours dans les écoles primaires débutent à 8 heures 00 pour s’achever à 14 heures.

Pour être plus précis, les étudiants sont en matinée dans les salles de classes jusqu’à 13 heures, après il faut -pour certains- qu’ils courent pour aller à l’ École Normale des Instituteurs de Libreville (ÉNIL), alors qu’on sait bien que la majorité des étudiants a été réaffecte dans leurs anciennes écoles, très éloignées de la commune d’Owendo qui abrite l’ÉNIL. Sans oublier aussi le risque d’un éventuel embouteillage.

En clair, c’est la vraie raison de polémique au sortir de la réunion du 11/10 dernier, qui fait que le doute et les contestations montent d’intensité pour s’opposer à la décision prise par la patronne du ministère de l’Education nationale, dont le Dg de l’ÉNIL jusque-là refuse catégoriquement de répondre aux questions des apprenants. L’homme, le Dg, a trouvé comme stratégie pour enlever son corps de se focaliser sur le fait que ceux qui ne veulent pas écrivent qu’ils abandonnent de continuer la formation. Drôle et surtout mince comme justificatif.

La bouderie qui n’est pas inutile, car en dehors de commencer les cours à l’ÉNIL à 14 heures, s’y ajoute aussi le fait que les apprenants n’ont pas un véhicule de transport, ce que le ministère fait semblant d’ignorer, alors que cette option, sans doute n’est pas de moindre puisqu’elle peut les alléger en ce qui concerne les déplacements pour surtout se présenter à l’heure.

Il y a quand même lieu de chercher à comprendre à quel moment un étudiant peut-il arriver à l’ÉNIL quand on sait que ce ne sont pas tous les étudiants qui habitent à Owendo, il y’a certains qui viennent depuis les communes de Libreville, d’autres à Akanda, et même Ntoum. Il suffit de jeter un coup d’œil dans certains fichiers de l’ÉNIL pour se rendre compte que les lamentations de ces stagiaires ne sont pas de mauvaises fois, comme tenteraient de vouloir justifier pour avoir raison un certain nombre d’agents de la direction dudit établissement public et même du ministère.

Ce qui est regrettable aussi dans tout ce désordre instauré par la tutelle, qui est le ministère de l’Education nationale, tout comme les hommes forts du CTRI tardent à bouger le bout de leurs orteils pour aller regarder de plus près ce qui convient de vite corriger à l’ÉNI.

On espère que cette fois-ci l’écho sera favorable pour le bien des apprenants de cette grande école qui produit les instituteurs.

Williams NZÉ ANGANG

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