La rentrée politique du Parti Démocratique Gabonais (PDG), organisée le 19 octobre 2024, a confirmé le déclin de cette formation autrefois influente, marquée par le régime d’Ali Bongo. Malgré les efforts de mobilisation, qui ont coûté plusieurs millions de FCFA, moins de 2600 personnes ont assisté à cet événement, indiquant un profond désintérêt de la part des populations de la province de la Ngounié, qui compte aujourd’hui 125.289 habitants. Ce chiffre indique que la participation ne représente qu’environ 1,8 % de la population totale, démontrant ainsi l’insuffisance des efforts déployés par le PDG pour mobiliser les citoyens. Parmi les habitants de la Ngounié, 63.637 sont des hommes et 61.650 sont des femmes, ce qui montre que la mobilisation a été très limitée, tant en termes de quantité que de diversité. Il est également fondamental de prendre en compte l’âge moyen des résidents de la province de la Ngounié pour mieux appréhender les enjeux et les attentes de la population, appelant à un changement politique renouvelé. De nombreux cadres et jeunes militants du PDG ont choisi de ne pas participer à cet événement, exprimant ainsi leur rejet d’une tentative de réhabilitation d’un système politique largement décrié pour sa corruption et son immobilisme. Ils critiquent la persistance des mêmes méthodes de mobilisation et slogans, jugés obsolètes, qui, par le passé, n’ont apporté aucune véritable transformation au sein du PDG. L’inertie actuelle, marquée par l’absence de renouvellement des pratiques politiques, est perçue comme un obstacle aux attentes de transformation profonde exprimées par les populations.
Cependant, une nouvelle dynamique politique se met en place, portée par des femmes et des hommes politiques déterminés à œuvrer pour l’intérêt général. Dans cette dynamique, de nombreux anciens cadres ainsi que des jeunes issus du PDG intégreront activement cette nouvelle organisation, animés par la volonté de contribuer à la transformation du paysage politique local. Leur participation manifeste un désir partagé de renouveau et une volonté ferme de répondre concrètement aux attentes des populations, en mettant fin aux pratiques antérieures jugées obsolètes.
Aucune volonté sincère de défendre les intérêts de Mouila et du département de la Douya-Onoye ne sera exclue. L’inclusion, la coopération, la fraternité, la compréhension, le respect mutuel, le sens du groupe, l’épanouissement politique, la modernité, ainsi que le respect de nos valeurs traditionnelles seront les axes centraux de ce mouvement, où seules les priorités locales et nationales primeront : «Gabon d’abord, Ngounié d’abord, Mouila d’abord, le département de la Douya-Onoye d’abord.»
Le nouveau mouvement rejette toute tentative de division au sein de la province de la Ngounié, notamment celles orchestrées par certains caciques de l’ancien régime qui visent à opposer la Ngounié Nord et la Ngounié Sud. Notre objectif est de renforcer l’unité, la cohésion et la solidarité entre les différentes composantes de la province, en dépassant les divisions historiques et en fédérant les énergies autour d’une vision commune. Il s’agit de créer un cadre inclusif où les intérêts collectifs priment, tout en garantissant ainsi un développement harmonieux et équitable au profit de l’ensemble des citoyens.
La prochaine grande mobilisation à Mouila et dans la Douya-Onoye s’inscrira dans cette volonté de rassembler tous ceux qui partagent ces valeurs. Aux côtés de nos sœurs et frères de la Diaspora, ainsi que des leaders locaux, nous mènerons une campagne électorale en faveur du « Oui » au Référendum constitutionnel, laquelle s’étendra aux prochaines échéances électorales présidentielles, législatives, sénatoriales, municipales et départementales. Le but est de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions et de bâtir un avenir politique inclusif, juste et transparent.
Que Dieu bénisse les populations de Mouila et du département de la Douya-Onoye, et qu’il nous garde unis dans ce processus de renouveau, loin des divisions et des manœuvres du passé
Dr. Jean-Aimé Mouketou – Membre actif de la Diaspora Gabonaise et de la Société civile – Soutien du CTRI.

