Le collectif des candidats recalés au second tour du concours de l’École Nationale d’Administration (ENA), tient aujourd’hui à exprimer avec la plus grande fermeté son indignation face aux irrégularités qu’il a constaté lors de ce processus. À travers ce message, il dénonce ce qu’il perçoit comme une parodie d’un concours censé être le symbole de l’intégrité, de la compétence et de l’équité dans l’accès aux plus hautes fonctions de l’administration publique.
Dans un pays où l’administration doit être le fer de lance de la justice sociale, il est inadmissible que l’une des institutions phares, l’ENA, soit le théâtre d’irrégularités et de pratiques qui ternissent sa réputation et bafouent les principes fondamentaux de l’égalité des chances. Le collectif croît profondément aux valeurs de transparence et d’équité, des valeurs qui doivent être au cœur de tout concours public. Pourtant, ce qu’il a observé n’est rien de moins qu’une trahison de ces idéaux.
Le collectif ne demande pas de privilèges. Il ne cherche pas à être traité différemment des autres candidats. Ce qu’il veut, c’est un concours équitable, où chaque candidat est évalué sur la base de ses compétences et de ses mérites, et non selon des critères opaques ou arbitraires. Nous exigeons que la lumière soit faite sur les dysfonctionnements constatés lors de cette session et que les autorités compétentes prennent les mesures nécessaires pour restaurer la confiance dans ce processus.
En ces temps de transition politique et administrative, il est crucial que les citoyens puissent avoir confiance dans leurs institutions. L’ENA, en tant qu’institution qui forme les futurs hauts fonctionnaires, doit incarner cette confiance. Si nous laissons ces irrégularités perdurer sans réagir, nous mettons en péril non seulement l’intégrité de cette école, mais aussi l’avenir de notre administration et, par conséquent, celui de notre pays.
Le collectif appelle donc les autorités à faire preuve de responsabilité et de diligence dans le traitement de cette situation. Il ne s’agit pas simplement de la réclamation d’un groupe de candidats, mais de la défense d’un principe fondamental : celui de la justice et de l’équité pour tous. Si ces principes sont foulés aux pieds dans une institution comme l’ENA, comment pouvons-nous espérer les voir respectés dans le reste de notre administration ?
Le collectif veut croire qu’il est encore temps d’agir. Il veut croire que la justice, même tardive, sera rendue. En attendant, les candidats du collectif restent déterminés, solidaires et unis dans leur lutte pour la vérité. Il espérent que leur appel ne restera pas lettre morte et que des actions concrètes seront prises pour rectifier cette situation qui menace de saper la crédibilité d’un concours aussi emblématique.
Le collectif a travaillé sans relâche, avec la conviction que ses efforts seraient récompensés par une évaluation juste et honnête. Aujourd’hui, cette conviction est ébranlée, mais sa détermination reste intacte. Ces candidats demandent, avec force et conviction, que justice leur soit rendue. Il ne s’agit pas seulement de leurs carrières, mais de la sauvegarde de la dignité d’un concours national.

