Ce titre digne du film de la « Cité de Dieu. « À Rio de Janeiro, un jeune homme et son meilleur ami forment un gang qui passe du vol au meurtre pour finir dans le trafic de drogue. »
Au Gabon, surtout en cette période,ce qui me fait rire, mais aussi me désole profondément, c’est l’attitude et la prétendue réflexion de certains soi-disant “intellectuels”. Ils sont allés à l’école, censément pour apprendre, pour discerner et comprendre. Mais beaucoup, en réalité, n’y sont allés que pour accompagner les autres. Ils ont des diplômes, certes, mais l’esprit reste désespérément vide.
Hélas, le savoir a perdu de sa valeur parmi nous. Nous étouffons les talents et glorifions la médiocrité.
En effet, c’est tout de même pitoyable et révoltant de voir un jeune arborer un t-shirt sur lequel est floqué le slogan “On ne sait quoi !”, en ayant la tête et le ventre vides. En dehors des 5000 frc qu’il empoche immédiatement et des faux espoirs que ses manipulateurs lui donnent, il n’est même pas capable de comprendre qu’il ne sentira les richesses de son pays que dans les discours et les affiches publics.
Un pays sérieux ne vante pas son potentiel naturel en détruisant ses ressources humaines à travers l’exil, la persécution, la discrimination, la répression, le clanisme etc. C’est pourquoi, il aurait été plus compréhensible de célébrer l’excellence de nos écoles, nos hôpitaux, la sécurité publique, la justice, au lieu de vendre des illusions en profitant de la naïveté de certaines populations.
Plus de la moitié d’un siècle à exporter des minerais pour devenir l’un des plus pauvres pays du monde, il y a quand même à réfléchir pour un cerveau ambitieux. Aussi longtemps que les préalables à l’exploitation de nos ressources ne sont pas réunis, il ne faut espérer que celles-ci profitent à tous.
Évidemment, le petit clan au pouvoir et la mafia des hommes d’affaires autour, vont toujours continuer de sucer le Gabon en reversant à sa population les slogans, les maquettes et les faux discours. Ça continuera ainsi d’applaudir et danser jusqu’à la prochaine arnaque.
C’est aussi cela l’héritage de la révolution démagogique non ? La fête ventre creux, la fierté dans la pauvreté, le mensonge pour salir la réputation, la haine pour détruire son prochain et la fatalité pour se résigner.
Lorsque les séquelles d’un mal profond réapparaissent, les personnes conscientes et ambitieuses s’en inquiètent et alertent !
Jovanny Moubagna, Juriste Publiciste en Master 2 Recherche Droit Public a l’Université Omar Bongo & Leader d’Opinion

