Force de loi des recommandations du dialogue national

Les recommandations du dialogue national avaient-elles force de loi ou fallait-il un acte réglementaire pour rendre exécutoires les recommandations du dialogue national ?

Pour saugrenue qu’elle puisse paraître, la question mérite d’être posée dans ce contexte fait d’incertitudes d’une part et de suffisance d’autre part.

Cette question taraudent les esprits surtout avec la dernière rentrée politique tonitruante du PDG, dont la suspension de toute activité politique pendant 3 ans avait été recommandée par les assises du dialogue national qui ont été marquées par une forte présence des militants du PDG, comble d’ironie.

Aujourd’hui tous les observateurs de la vie politique s’accordent pour savoir si :

Oui ou non les partis politiques sont-ils suspendus pendant la période de la Transition ?

Assurément non au vu des jérémiades du PDG, toujours pas prêt à passer le relais et donc décidé coûte que coûte à s’accrocher au pouvoir de gré ou de force.

Les Partis Politiques auraient été effectivement suspendus que l’agitation présente du PDG aurait été considérée comme un défi aux autorités dont le silence assourdissant commence à exaspérer même parmi les plus inconditionnels du CTRI.

Au moment où les populations attendent impatiemment l’adoption de la mouture finale du projet de nouvelle constitution, il est opportun qu’une communication gouvernementale vienne rétablir les faits afin que désormais, nulle n’en ignore.

Cette recommandation diversement appréciée mérite des éclaircissements pour ne pas prêter le flanc à certains esprits malins drapés du sceau de la virginité, qui aujourd’hui veulent exploiter le flou entretenu pour se donner une consistance perdue par l’inaction au gouvernement hier.

Légitimement nous posons la question de savoir s’il fallait qu’un acte réglementaire soit pris pour rendre exécutoire les recommandations du dialogue, ou bien si les recommandations des assises du dialogue avaient-elles force de loi pour s’imposer à tous.

A ces interrogations, seul le ministère de l’intérieur devra apporter des éléments de réponse.

Pourquoi le PDG qui est né et grandi dans le pouvoir ne peut-il pas aussi faire ses humanités dans l’opposition d’où il pourra apprendre des doyens tels Laurent Bengone Nsi ou Muang Mbading, les vertus de l’humilité, du partage et surtout les travers de la suffisance qui semble encore caractériser certains de ceux là qui ont décidé de prendre leurs distances avec le parti.

Tantôt dans les associations, tantôt dans les micros partis, tantôt à Louis et tantôt au CTRI, le PDG n’est évidemment pas encore prêt à passer le relais.

Ce n’est pas tant le PDG qui dérange, mais se sont les pédégistes qui donnent à blâmer.

C’est grâce à ces pédégistes que nous avons appris que le chien qui aboie n’empêche à la caravane de passer.

C’est également grâce à eux que nous avons appris que las de se faire aboyer, la caravane finissait par écraser le chien, Oui une suffisance affirmée, c’était le temps de la gloire qui nourrissait l’orgueil.

Aujourd’hui le Pdt de la Transition semble être pris dans un nœud cornélien entre le souci de l’inclusivité de cette transition et la présence gênante de ce parti dont la gouvernance a suscité la réponse du 30 août 2023.

Aujourd’hui voir le PDG devenir le chantre du Oui au référendum, lui qui a toujours rêvé d’une succession dynastique et qui l’a clairement exprimé lors des dernières modifications constitutionnelles qu’il a menées, est vraiment fort de café.

Les pédégistes sont aussi des Gabonais dont les droits fondamentaux sont garantis par la constitution et la charte en vigueur certes,alors comment concilier les positions avec ceux qui n’ont jamais voulu faire du neuf avec du neuf ?

Le temps est le véritable révélateur des consciences, mais il n’a toujours pas joué en faveur de ceux qui toujours cru en disposer.

Hermann DITSOGA.

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