Alain-Claude Bilie By Nze : Architecte du chaos politique au Gabon

Depuis le récent coup d’État, une question majeure secoue les Gabonais : pourquoi cet acte fort a-t-il été nécessaire ? Les regards se tournent vers Alain-Claude Bilie By Nze, ex-Premier ministre, qui a joué un rôle fondamental dans les changements constitutionnels et électoraux qui ont précipité la perte du pouvoir par le Parti Démocratique Gabonais (PDG).

Alors qu’il avait en main la responsabilité de défendre la stabilité du régime, Bilie By Nze a pris la décision unilatérale de modifier la Constitution sans consulter les membres de son propre parti. En introduisant des réformes majeures, telles que l’élection générale et le ticket président-vice-président accolé, il a ainsi imposé une refonte des règles électorales sans obtenir l’accord des figures influentes du PDG, ignorant l’esprit de consensus qui avait jusque-là caractérisé la gouvernance du pays. Ce geste, audacieux mais risqué, a fragilisé le PDG, jusqu’à en provoquer sa chute.

Aujourd’hui, les militants du PDG et les partisans du pouvoir perdu sont en droit de se demander si ce coup d’État ne résulte pas en partie des initiatives contestées de l’ancien Premier ministre.

Contrairement aux précédents Premiers ministres, même sous le règne d’Omar Bongo, Bilie By Nze a choisi une voie solitaire, au mépris des opinions du parti. Plutôt que d’admettre son rôle dans cette déroute, il se positionne désormais en porte-parole du « NON » au prochain référendum, espérant, par une nouvelle rhétorique, rallier les déçus de son propre parti. Mais qu’il assume, alors, sa responsabilité pour la perte de pouvoir du PDG. Si son « NON » est la continuité de sa vision qui a fragilisé le pays, qu’il conduise ceux qui le suivent – pour les autres, c’est le moment de réfléchir aux véritables intérêts du Gabon.

Otambia

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