Le gang du NON au Référendum : entre égoïsme et hypocrisie

Ah, le Camp du NON ! Que peut-on en dire, sinon qu’il ressemble à un club de gentlemen aux intérêts soigneusement cousus à leurs vestes ? Nous avons Pierre Claver Maganga Moussavou, Alain Claude Bilie By Nze et Albert Ondo Ossa, trois figures emblématiques qui, sous couvert de patriotisme, n’aspirent en réalité qu’à l’assouvissement de leurs propres ambitions. Mais que veulent-ils vraiment ?

Pierre Claver Maganga Moussavou : le loup dans la bergerie

Commençons par notre cher Maganga Moussavou, ce virtuose du retournement de veste. Il admet, sans sourciller, que le projet de constitution actuel est meilleur que ses ancêtres. Mais oh, surprise ! Ce qui le chiffonne, c’est le critère d’âge pour briguer la présidence.

À 72 ans, il se rêve déjà en président pour la énième fois, exigeant un assouplissement de la limite d’âge à 75 ans. Est-il normal que la constitution d’un pays soit taillée sur mesure pour un homme ? Bien sûr que non !

Mais pour lui, la bonne gouvernance passe après ses propres aspirations. Il défend le NON dans l’espoir d’un nouveau dialogue national, se pavane, et espère récupérer le fruit d’un travail déjà accompli tout en jetant le passé à la poubelle. Qu’il se rassure, le pays mérite mieux que des caprices personnels !

Alain Claude Bilie By Nze : le stratège du paradoxe

Ensuite, il y a Alain Claude Bilie By Nze, le défenseur acharné d’un régime présidentiel qui, il n’y a pas si longtemps, se plaignait du manque de visibilité du Premier ministre. Mais aujourd’hui, son rêve de voir un secrétaire général fort s’est transformé en une stratégie pour se présenter comme le chef de file du NON. Un vrai paradoxe !

Il fustige les militaires pour avoir retiré certaines dispositions de la constitution, mais pourquoi ne pas applaudir leur sagesse quand ils ont su balayer des articles discriminatoires ? Ce qui le dérange, c’est que sa popularité puisse être mise à mal. Avec ses discours ambigus, il n’aspire qu’à tester sa capacité à s’imposer, tout en sachant que son heure de gloire pourrait ne jamais venir.

Albert Ondo Ossa : La victime de la politesse politique

Et puis, il y a Albert Ondo Ossa, qui n’a jamais pu prouver sa supposée victoire lors de l’élection présidentielle. À 70 ans, il se retrouve dans une position délicate, incapable de se représenter. À la fin, n’est-il pas l’archétype du candidat qui a parié sur la mauvaise carte ?

Quand le Général Oligui Nguema lui demande des preuves, il ne présente rien ! Que dit cela de son sérieux en tant que candidat ? Un vrai chef d’équipe aurait su soutenir ses dires avec des faits concrets, mais encore une fois, il attend que les autres fassent le travail pour lui.

Le Camp du NON : Une quête égoïste déguisée en sauvetage

Ces trois personnages, sous des dehors de protecteurs du peuple, poursuivent en réalité leurs propres intérêts. Que leur reproche-t-on concrètement ? De s’opposer à une constitution qui, à part un ou deux articles, pourrait très bien convenir au pays dans son ensemble.

Appeler à voter NON parce qu’un seul point gêne, c’est non seulement réducteur, c’est un affront à l’intelligence des Gabonais. Au fond, ces hommes ne veulent pas de l’avancement du pays ; ils souhaitent avant tout conserver leurs privilèges et rétablir leur pouvoir, quitte à freiner le pays dans son élan vers l’élection et la démocratie.

Alors, la question demeure : le Camp du NON défend-il vraiment les intérêts du Gabon, ou cherche-t-il simplement à se servir d’une constitution pour alimenter leurs ambitions personnelles ? La réponse, mesdames et messieurs, semble aussi évidente qu’inquiétante. Il est temps que le peuple prenne conscience de ces manigances et agisse pour un avenir meilleur, loin de ces querelles d’ego.

Sentinelle Bibang

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