Le gouvernement a pris un arrêté le 11 mars 2024 bloquant pour trois mois les prix des produits de premières nécessité élargis aux matériaux de construction.
En complément de cette proposition et initiatives qui ont été examinées lundi devant le Président de la Transition, le général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, notre approche se base sur les coûts des dépenses des ménages des gabonais.
En effet, ces coûts varient selon les habitudes de consommation. De façon générale, une liste des postes les plus coûteux pour un couple de gabonais, classés par priorité et pourcentage, permet d’observer que les dépenses pour se loger occupent la première place et représentent entre 30 et 40% du budget. Viennent ensuite les dépenses pour le transport 10 à 15% (2), l’alimentation, l’éducation, les charges de consommation d’électricité et l’eau, la santé, le soutien à la famille élargie, les dépenses de communication Internet variant selon les moments.
L’intérêt de ces chiffres réside dans le fait que la rémunération mensuelle du couple ne varie pas beaucoup contrairement au coût de la vie, et aux besoins des différentes catégories sociales.
À titre d’exemple, un couple qui a un revenu de 150 000 FCFA par mois doit consacrer:
1- 30% au loyer soit 45 000 FCFA.
2- transport 15%, soit 22 500
3- l’alimentation 15% soit 22 500, le reste est partagé entre les factures:
4- L’électricité et l’eau,
5- La santé
6- L’éducation
7- le soutien à la famille élargie,
8- les dépenses de communication Internet, etc.
À la rémunération du couple, il faut ajouter toutes les aides familiales qui doivent être rassembler dans un seul paquet; ce qui permet de calculer un quotient familial pour chaque couple à multiplier par une allocation de base commune pour tous les gabonais et déterminer enfin l’appui de l’État aux ménages contre la vie chère.
Mesure permanente sur laquelle l’État peut plus facilement agir, c’est une mesure efficace et complémentaire à celle du contrôle et de blocage des prix de la mercuriale décidée par le chef de l’État et initée par le ministre de l’économie Mays MOUISSY.
Le vrai débat sur la lutte contre la vie chère est là. Débattons sans passion..

