Désormais, les outils de l’Internet (du courrier électronique aux sites Internet, des forums aux blogs…) font parties de la panoplie de l’homme politique, mais aussi de toutes politiques ou acteurs publics qui souhaitent se donner une image « technologiquement » avancée.
En moins d’une décennie, la diffusion de ces techniques est incontestable : *l’Internet s’est s’inséré dans les règles traditionnelles du jeu politique, « les rouages de la démocratie parlementaire sont désormais tous concernés par l’intrusion de ces outils »*. Cette domestication d’Internet dans le jeu politique est, historiquement, plus précoce dans le monde anglo-saxon, mais s’est étendu, comme nous l’avons vu, dès les années 2000 au reste des démocraties représentatives.
Les acteurs politiques ont acquis, savoirs et pratiques, leur permettant d’orienter leur communication et développer des nouveaux modes d’engagement citoyen. Lors de la dernière campagne électorale dans notre pays le Gabon, on a pu observer comment les candidats ont ajusté leur communication électorale entre pratique quasi-publicitaire et développement de formes variées d’interactivité utilisant un support en réseau.
Pour autant, on ne saurait réduire l’Internet et la communication politique au moment de la campagne électorale (en l’espèce campagne présidentielle), période décisive durant laquelle la toile a pour fonction de représenter au mieux les intérêts des candidats et de servir de vitrine virtuelle à celui (ou celle) qui représente son parti.
Cependant on peut constater que la plupart des difficultés apparues pendant la *« web-campagne »* tiennent au fait que l’Internet se trouve confronté à des règles qui ont été écrites pour un autre contexte. Par conséquent, il était important de clarifier les nouvelles difficultés techniques et juridiques, et de mettre en avant les différents ajustements opérés par les institutions et les organismes de régulation, ce qui nous a permis d’évaluer le bon fonctionnement et la vitalité d’une démocratie en ligne qui dépend autant de la liberté qui y est accordée, que des limites raisonnables posées.
Francky Ba-dondo Moubassango; Homme politique, Leader d’opinion, Ingénieur financier et essayiste littéraire. Diplômé d’une maîtrise en ingénierie financière et d’une licence en banque-assurance, *Certifié CAMES.*

