Le 8 novembre 2024, les membres de la communauté Yenguïn se sont rassemblés en nombre à Libreville pour exprimer leur soutien indéfectible à la réforme constitutionnelle proposée. Venus de différentes provinces du Woleu-Ntem à l’Estuaire en passant par l’Ogooué-Maritime les Yenguïn ont voulu marquer, par cet engagement collectif, leur vision d’un Gabon renforcé et solidaire. Plus qu’un simple soutien à un membre de leur communauté, aujourd’hui à la tête de l’État, leur démarche incarne une volonté profonde de voir le pays progresser au-delà des affiliations ethniques et des intérêts individuels.



Pour eux, ce soutien n’est pas seulement lié au fait qu’un membre de leur communauté dirige actuellement le pays, mais surtout à une profonde volonté d’unité et de progrès national.Guidée par des valeurs d’unité, essentielles pour les Yenguïn, cette réunion a montré leur cohésion. Depuis longtemps, cette communauté privilégie les décisions collectives. Réunis pour renouveler cet esprit, ils ont également voulu réfuter les accusations de « repli identitaire » portées contre eux. Leur adhésion à la nouvelle constitution représente, au-delà des appartenances communautaires, une espérance en un Gabon solidaire.
Des figures influentes de la communauté ont prononcé des discours fervents, appelant à un large soutien pour la réforme. Cet enthousiasme partagé s’est manifesté par une promesse collective d’un vote en faveur du « oui » : un engagement symbolique pour l’avenir du pays. L’assemblée a ouvert la rencontre en entonnant l’hymne national, sous le signe du patriotisme et de la citoyenneté.

Le président de séance, Bienvenu Erichk Mauro Nguemah, a insisté sur l’importance de cette démarche commune, en soulignant la visibilité accrue de leur communauté : « Nous sommes en famille, et notre rassemblement est scruté. Notre désir de nous retrouver n’a jamais été aussi grand. Avançons ensemble en toute transparence. » Il a encouragé chaque membre à comprendre l’impact de cette réforme sur la vie des Gabonais.
Le Professeur Mathurin Ovono a, quant à lui, rappelé l’histoire de la communauté Yenguïn et a salué l’intégration des langues vernaculaires dans la constitution, y voyant un grand progrès : « Cette réforme valorise nos langues nationales ! C’est une chance pour nos enfants et notre identité. » Ces mots ont suscité de vifs applaudissements.

Le Vénérable Sima Atome Nguema a prononcé un discours inspirant, estimant que ce référendum offre au Gabon une chance unique de bâtir une société plus inclusive. Selon lui, ce projet de constitution est le résultat d’une volonté collective d’un avenir meilleur. « Aucune œuvre humaine n’est parfaite, seule la Création divine l’est », a-t-il dit, invitant à soutenir la démocratie et l’inclusion.

Enfin, le Patriarche Paul Biyogué Mba, ancien Premier ministre, a clos l’événement en remerciant chaleureusement les participants et en réitérant l’appel à un soutien massif pour le « oui » le 16 novembre. Il a encouragé chacun à participer activement à ce vote, en soulignant que cette mobilisation est cruciale pour renforcer les institutions démocratiques et construire un Gabon solidaire et prospère.
Cette rencontre incarne l’engagement fort des Yenguïn dans cette phase décisive. Pour eux, ce vote représente plus qu’un devoir citoyen : c’est un choix pour un Gabon où chaque citoyen, indépendamment de ses origines, peut contribuer à l’édification d’un pays plus fort, plus uni et plus juste.

