« Restons concentrés sur l’objectif : ne pas se prononcer par intérêts ou par esprit de revanche s’agissant de la Constitution » par Geoffroy Foumboula Libeka

Ma première requête à la Cour Constitutionnelle en 2017/2018 pour m’opposer à l’augmentation des frais d’inscription à l’université de 9.500 FCFA à 35.000 FCFA, aux autres requêtes allant contre les mesures COVID ou la dernière contre le Ministre de l’Intérieur il y a quelques mois l’illustre à suffisance. Dans le même élan, ma forte opposition à la campagne anticipée du OUI à travers une démarche respectueuse ayant contribué à faire retirer les affiches du OUI sur les panneaux publicitaires ou me retrouvant à voter seul contre ce budget de 27 milliards pour le référendum lors de la loi de finances rectificative. Les intimidations et la position sociale n’auront jamais raison sur ma personne.

Autant d’énergie sur ce projet, parce que j’estime qu’il consacre autant d’avancées jamais obtenues pour une population depuis 1959, je ne le dis pas seulement, je le démontre.

Comme en 2023 pour le soutien d’ONDO OSSA, quand on croit à une chose on s’engage sans contre partie en y mettant nos propres moyens, c’est le sens de la dignité. Personne dans ce pays ne vous dira ou ne démontrera que Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO a pris part à une réunion, a reçu un budget ou autre chose pour défendre le OUI. Je le fais avec dignité et sans contre partie parce que j’y crois, raison pour laquelle j’ai ici rappelé que je ne me vois descendre battre campagne mélangé avec les PDGistes, c’est mon choix.

J’ai ici condamné la trop grande présence des PDGistes et certaines pratiques (ce matin je pouvais suivre une vidéo déplorable où se l’argent était distribué à ceux étant venu assister à un meeting du OUI), je comprends ces compatriotes qui au lieu de juger le Projet de Constitution, jugent les porteurs et les défenseurs de ces derniers majoritairement issus du système déchu, « C’EST JUSTEMENT CELA LE PIÈGE IL NE FAUT PAS TOMBER », juger les porteurs et non le projet. C’est pourquoi, dans la déclaration du COPIL CITOYEN nous avons dit que notre OUI n’est pas le leur car les motivations ne sont pas les mêmes.

Ne tombez pas dans le piège des politiques qui dans le fond estiment que cette Constitution donne trop de poids au peuple et affaibli le politique. Les dizaines d’acquis dans cette Constitution en faveur du peuple le sont à cause des militaires, je puis vous le dire avec le Seigneur comme témoin en ce dimanche. Pour avoir participé à la Constituante dont le rapport donnait une orientation trop politique à la Constitution raison pour laquelle j’avais voté NON, plusieurs de nos recommandations rejetées par cette Constituante ont été reprises dans le PROJET FINAL DE LA CONSTITUTION que nous nous apprêtons à voter aujourd’hui.

Pour beaucoup, ils prennent cela pour un jeu et estiment que pour nous autres qui ne passons notre temps qu’à expliquer les limites et les avancées c’est une perte de temps.

J’aurais pu me retrouver en exil comme plusieurs, si coup d’État il n’y avait pas eu nous serions peut-être morts à ce jour pendant que les autres seraient toujours là sur les réseaux car ayant peur d’exposer leur vie pour le Gabon. Je n’ai pas de paye de rechange,je n’ai pas et ne cherche pas à avoir plusieurs nationalités, je mène mes combats au Gabon avec l’unique nationalité gabonaise, la plus belle nationalité du monde.

Je nous invite à rester concentré sur L’OBJECTIF : LE CONTENU DE NOTRE CONSTITUTION. Ne nous laissons pas distraire par les pratiques regrettables de certains appelant à voter OUI. J’affirme ici haut et fort que nous avons le meilleur projet de Constitution de notre pays depuis 1959 dont les 8 limites que j’ai relevées ne sauraient être une menace pour le fonctionnement de notre pays ou son équilibre, surtout que la Constitution n’est parfaite dans aucun pays au monde et est appelée à s’améliorer ou se dégrader dans le sens de ceux qui auront toujours le contrôle du Parlement. NOUS AVONS ICI UN BON PROJET, LE MEILLEUR QUE NOUS AYONS CONNU AU GABON.

La vie étant un choix,si vous estimez que ce sont des personnes comme moi aujourd’hui qui peuvent vous conduire dans les abîmes, je vous en remercie. Pour les autres, rendez-vous le 16 novembre 2024 pour valider notre Constitution. Je serais dès mardi dans plaisirs quartiers de Libreville pour échanger avec vous (sans tee-shirt, sans 2 milles à vous donner, etc…) et je reste disposé à répondre à certaines invitations dans vos quartiers selon le programme de mon équipe communication. Aussi, dès mardi, j’animerais tous les soirs en live une session d’échange avec vous.

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