Le philosophe a dit : « Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres » et au sage d’ajouter : « les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens (discutent) des événements et les petits esprits (discutent) des gens. »
Néanmoins, nous constatons que la nature fournit beaucoup de produits médiocres et de temps à autre des produits plus affinés. Nous le savons, alors à quoi bon s’en plaindre ? Il en fut toujours ainsi et il en sera toujours de même. C’est un fait qu’il faut accepter de la nature, telle qu’elle est.
Toutefois, retenons que la crainte ou la stupidité ont toujours été la fondation de la plupart des actions humaines. Sinon, comment comprendre que certains vont constamment regarder votre doigt quand vous leur montrez la lune ? Et puis, pourquoi d’autres vont aussi penser et affirmer que la lune n’est plus là dès que nous cessons de la regarder ?
Ainsi, cela devient un phénomène de mode : le « suivisme » comme le « conservatisme » ; peu d’hommes sont – de nos jours – capables de formuler sereinement un avis différent des « préjugés » véhiculés dans leur milieu ambiant. Ainsi, la plupart des êtres humains sont mêmes incapables d’arriver à formuler (au moins) une opinion personnelle.
En conséquence, il faut retenir que pour être un « homme parfait » et mieux paraître parmi une communauté de « moutons », il faut avant toute chose être soi-même « un mouton ».
Je n’en suis pas un, (mal) heureusement !

