Certains de nos compatriotes, minoritaires, s’opposent à ce que le Président de la Transition soit candidat à la prochaine élection présidentielle de 2025. Ils appuient leurs arguments sur la charte de la transition qu’ils n’ont pas bien lu, sur la mauvaise interprétation de l’assertion « rendre le pouvoir aux civils », et sur l’interdiction contenue la convention africaine des droits civils et politiques.
Avant que ce sujet ne fasse l’objet des polémiques houleuses et inutiles, je voudrais partager avec vous ma position sur ce sujet.
La situation politique au Gabon, avec l’arrivée au pouvoir des forces de défense et de sécurité (FDS) sans violence, soulève des questions complexes sur la légitimité et les perspectives d’avenir.
Si la population a accueilli la chute du pouvoir d’Ali Bongo et a accueilli l’arrivée des FDS et le changement avec enthousiasme, cela indique un désir de renouveau après des décennies de gouvernance oppressive.
Le Président de la Transition, après avoir fait adopter la nouvelle constitution par référendum, ce qui augure la restauration des institutions et garanti la dignité aux Gabonais, doit être légitimé par ce soutien populaire.
Cependant, sa candidature à la prochaine élection présidentielle dépend de plusieurs facteurs, dont notamment :
Le cadre juridique : En effet, les lois en vigueur sur la candidature aux élections doivent être respectées. Une transition réussie pourrait nécessiter des réformes pour assurer une élection libre et équitable.
Le consensus national : La volonté du peuple et des autres acteurs politiques est essentielle. Si la population le soutient et que les autres associations et partis politiques acceptent sa candidature, cela renforcera sa position.
La perception internationale : La communauté internationale pourrait jouer un rôle dans la légitimité de sa candidature, surtout s’il a été perçu comme un acteur de stabilisation durant la transition.
En somme, bien que sa candidature soit possible et même souhaitée par certains, elle doit être envisagée dans le cadre plus large des aspirations politiques et sociales du pays.
C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres plus polémiques, que nous soutenons la candidature du Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema à la prochaine élection présidentielle de 2025.
Débattons, arguments contre arguments, sans passion.

