L’année 2025 commence demain, le Gabon ne figurera pas sur la liste des pays émergents, et pourtant, ses prometteurs nous avaient promis et présenté à renforts de publicité, un document surnommé *PLAN STRATÉGIQUE GABON ÉMERGENT* Vision 2025 et orientations stratégiques 2011-2016.
Que s’est-il passé pour que ce plan subisse un tel échec?
Avant de répondre, rappelons ce qu’est un pays émergent.
Un pays émergent est un pays qui est en train de se développer rapidement. Cela signifie qu’il connaît une croissance économique importante, améliore ses infrastructures et offre de meilleures conditions de vie à ses habitants. Ces pays sont souvent en train de passer d’une économie principalement agricole à une économie plus industrielle et de services. Ils ont aussi des marchés en expansion et attirent des investissements étrangers. En gros, ce sont des pays qui montrent des signes de progrès et qui sont en voie de devenir plus riches et plus développés.
Tout le contraire de ce que le pouvoir d’Ali Bongo n’a pas fait du Gabon.
En prenant secteur par secteur, rien, absolument rien, n’a été développé au Gabon sous les deux septennats de cet individu. Ces complices, connus de tous, roulent toujours les mécaniques parmi nous et osent comparer leurs 14 années de pouvoir aux deux années que le CTRI va boucler en août prochain avec une concrétisation: le retour du pouvoir à l’ordre constitutionnel.
L’échec d’Ali Bongo de faire du Gabon un pays émergent en 2025 tient à trois choses: l’exclusion des hauts cadres de l’administration gabonaise (1), la boulimie de voler l’argent des gabonais sous la conduite du béninois Accrombessi, c’est-à-dire la gestion du Gabon confiée à la légion étrangère (2), enfin, l’échec d’Ali Bongo à faire du Gabon un pays émergent peut être qualifié par un manque de diversification économique, une instabilité politique, une insuffisance des infrastructures, une corruption et une mauvaise gestion, des objectifs ambitieux, mais non atteints (3).
En somme, cet échec est le résultat d’une combinaison de facteurs économiques, politiques et sociaux qui ont empêché le Gabon d’atteindre son potentiel de pays émergent.
Bien dommage que notre pays ait perdu 15 ans de développement à cause d’Ali Bongo et ses amis qui ne nous ont laissé que tristesse et désolation.
Gageons que l’étude prospective en cours qui veut concevoir le Gabon de 2050, serait pertinente, efficace, et impitoyable contre la mauvaise gouvernance.
À notre place, sans concession, nous évaluerons.
C’est sur cette note d’espoir que nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2025.

