J’ai reçu en audience la semaine dernière, les Responsables du syndicat des Agents de la CNAMGS à la suite du scandale ayant notamment conduit à la suspension de l’ancienne équipe dirigeante, la nomination d’un Directeur Général par intérim et l’élection rapide selon eux d’un Président du Conseil d’Administration.
La situation à la CNAMGS qui menace aujourd’hui les facilités des soins de plus d’un million de compatriotes est au centre des préoccupations des agents de cette entité au regard des crises qui s’enchaînent depuis ces dernières années avec notamment les évictions des cadres dirigeants du fait souvent de la mal gouvernance.
La Gouvernance sans tirer les leçons du passé est l’objet ayant conduit à cette audience entre le Député de la Transition et les responsables du syndicat de la CNAMGS. Après la suspension du Directeur Général et du P.C.A, le personnel s’étonne du maintient du Conseil d’Administration défaillant alors qu’à la suite de l’audit réalisé sur la période de gestion 2017-2019, tout le Conseil d’Administration avait été évincé. Selon eux, quel est l’intérêt de maintenir la même équipe du Conseil d’Administration, mieux encore, de nommer comme nouveau Président du Conseil d’Administration un des membres de l’équipe défaillante. Il ressort de nos échanges que les administrateurs représentants le secteur privés sont non à jour de leurs engagements tout en rappelant que ce secteur privé doit plus de 100 milliards à la CNAMGS, en plus des engagements non tenus par l’État.
Il relève surtout le caractère non conforme aux textes du dernier Conseil d’Administration ce, malgré le courrier de la Direction Générale intérimaire au ministre de tutelle pour démontrer les limites inhérentes à l’organisation de ce dernier.
Le syndicat milite pour une refonte des textes encadrant le fonctionnement de la CNAMGS car pour eux la situation est d’abord à ce nouveau tout en déplorant le fait que les actions ne se limitent qu’aux suspensions répétées de ceux présumées avoir mal gérés la caisse mais difficilement n’aboutissent à une enquête claire pour répartir les responsabilités et condamner les auteurs.
Enfin, ils ont partagé le vœu que la refonte des textes conduise réellement à une meilleure structuration des choix des responsables de la CNAMGS, que les professionnels des métiers de l’Assurance Maladie soient priorisés afin qu’on aboutisse à une dépolitisation des nominations et que la compétence seule soit au coeur du management de la CNAMGS. En effet, pour le syndicat, depuis ces dernières années, ce sont ceux n’étant pas souvent du métier qui par décret étant nommé Directeur Général de la CNAMGS.
Ils m’ont à propos fourni un document fort riche qui pourra aider à la réflexion dans le cadre des suggestions portant sur la refonte juridique de la CNAMGS. NOUS DEVONS FAIRE PREUVE DE FERMETÉ POUR SAUVER LA CNAMGS dont le principal souci demeure la Gouvernance.
À leur suite, j’ai reçu un compatriote m’ayant saisi sur le fait qu’il soit imposé dans les pharmacies une Taxe dite « Taxe de garde » imposée aux clients à raison de 50FCFA/Médicament. Si cette taxe n’est pas encadrée par la loi, nous n’hésiterons pas à interpeller à propos le syndicat des pharmaciens.
Le Parlement étant entré en intersession le 31 décembre 2024, nous continuerons à suivre ce dossier capital pour notre pays car l’Assurance Maladie CNAMGS demeure à ce jour le seul instrument qui permette aux gabonais de bénéficier d’une partie des ressources du pays.
Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO Député de la Transition

