Nouvelle subvention pour les médias gabonais : Tout savoir

Le Ministre de la Communication et des Médias, Laurence Ndong a présidé le 3 janvier 2025 une séance de travail avec des représentants des organisations de la presse privée gabonaise (OPAM, CPPPL, UPPIG, RENAJI, UGPS), marquée par des échanges constructifs et une atmosphère de dialogue fructueux.

Cette rencontre, qui s’est déroulée dans un esprit de collaboration, avait pour objectif d’éclaircir les critères d’attribution de la subvention destinée à la presse écrite et en ligne. Parmi les points discutés :

1-Cadre règlementaire de la subvention : La ministre a rappelé que les critères énoncés dans le récent communiqué obéissent strictement aux textes en vigueur en République gabonaise. Elle a souligné la nécessité d’assainir un secteur souvent décrié pour ses écarts aux normes éthiques et déontologiques. L’objectif est de privilégier des médias respectueux de ces critères, témoins d’un engagement professionnel rigoureux.

2-Fiscalité et obligations sociales : Paiement des impôts :Les représentants des médias ont soulevé l’absence de dispositions spécifiques concernant la presse dans les textes fiscaux. Le ministère a précisé que les textes de l’OHADA ne prévoient pas de dérogations particulières pour ce secteur. Néanmoins, les médias restent soumis à des impositions souvent assimilées à celles des entreprises commerciales. Un dégressif a été sollicité par les médias dans ce sens.

3-CNSS et CNAMGS : La ministre a rappelé l’importance pour les entreprises de presse de se déclarer auprès des organismes sociaux. Des démarches de régularisation peuvent être envisagées ultérieurement. Les représentants de la presse ont plaidé pour une prise en compte dégressive de ces critères dans l’évaluation des dossiers.

4-Cas des médias suspendus : Les médias suspendus pour des délits de presse (tels que la diffamation) sont exclus d’office du processus de subvention. En revanche, les suspensions liées à des questions de redevance n’entraînent pas d’exclusion. Les médias diffusant exclusivement sur Facebook et ne respectant pas le principe de régularité des publications sont également inéligibles.

5-Justification des subventions : Les bénéficiaires de la subvention 2023 doivent impérativement justifier son usage pour des activités liées à leurs médias. Toute demande de subvention pour 2024 doit inclure un plan d’utilisation précis et détaillé.

6-Réglementation de la publicité et accès à l’informationLa ministre a annoncé que : La publicité sera désormais encadrée par des textes spécifiques. L’accès à l’information a été consacré dans la nouvelle Constitution, obligeant les administrations à communiquer avec la presse. La création d’un poste de directeur de la communication au sein de chaque ministère facilitera l’accès des journalistes aux informations essentielles.

7-Carte de presse : La commission d’accès à la carte de presse sera opérationnelle dès le 7 janvier 2025, permettant aux professionnels des médias de soumissionner rapidement, notamment pour répondre aux critères de subvention.

8-Composition de la commission de la subvention : La commission comprendra des représentants de l’UNESCO, de l’OIF et deux représentants des médias.

9-Montant de la subvention 2024 : Contrairement à une rumeur évoquant 500 millions de FCFA, le montant réel de la subvention est de 400 millions de FCFA, le Trésor public prélevant 15 % pour les réserves obligatoires.

8-Revendications et demandes des médias : Les représentants des médias ont plaidé pour des assouplissements en faveur des organes de presse ne remplissant pas intégralement les critères d’éligibilité, afin d’encourager leur mise en conformité progressive.

Ces discussions ont permis de renforcer la compréhension mutuelle et d’identifier des pistes pour améliorer le soutien apporté aux médias, notamment en vue de créer un écosystème vertueux et dynamique pour le développement de la presse gabonaise.

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