Le Gabon est notre pays à tous, certains ayant choisi de le traiter avec légèreté et sarcasme quand d’autres y mettent toute leur attention.
Je n’ai pas de pays de rechange, c’est pourquoi quand je mène un combat,je le mène comme si ma vie en dépendait.
Quand je regarde l’actualité et nos comportements, je me demande si réellement on est conscient de là où on vient?
Pendant que ceux du système déchu se reconstruisent en œuvrant à se repositionner dans la Transition avec force et que d’autres oeuvrent à prendre le contrôle de l’opposition, les spécialistes du changement virtuel brillent comme à l’accoutumé par les insultes, les invectives, etc… notamment envers ceux qui ont engagé une bataille contre ce système de façon ouverte et assumée.
Les milliers des posts, des lives et des commentaires sur les réseaux sociaux ne contribueront nullement à empêcher au système déchu de se reconstruire. Malheureusement, c’est à ce niveau que la majorité des compatriotes ont décidé de s’arrêter.
Depuis que cette Transition a démarré, voyez-vous ceux du système déchu s’attaquer entre eux? Avez-vous déjà vu les cadres du PDG occupant des hautes fonctions dans le CTRI répondre à leurs camarades qui attaquent le CTRI ? C’est la logique d’un système, contrôler le pouvoir et son opposition surtout quand il veut se reconstruire. Je répond et répondrais toujours du fait que je me suis engagé d’une part à défendre la Transition et d’autre part à œuvrer à refaire le paysage civique et politique.
Plusieurs ont choisi la distraction, caché derrière des faux profils où à visage découvert, au lieu de s’engager réellement soit en créant ou en intégrant un parti ou mouvement politique afin de montrer comment faire la bonne politique ou en intégrant ou en créant leur organisation de la société civile afin de montrer comment mener un combat civique.
Les Sénégalais et d’autres pays de l’Afrique l’ont compris depuis, c’est pourquoi ils arrivent à renouveler quand ils le veulent, leurs paysages civiques et politiques. Dans ces pays, les visages politiques et civiques des décennies passées ne sont plus majoritairement ceux qui font l’actualité aujourd’hui. Ici, pays où on semble tout érigé en jeu, ce sont ceux dont n’ayant aucune instabilité citoyenne depuis notamment 1990, qui sont pris pour porter certaines aspirations de ce peuple.
Je le dis encore, nous n’avons pas les mêmes motivations pour aimer ce Gabon et le défendre. Raison pour laquelle, c’est à visage découvert que je défends ce qui je juge bon pour mon pays. Les autres ayant fait le choix de critiquer en longueur ceux qui s’engagent car ces compatriotes estiment que tout est pourri au Gabon dont eux-mêmes vu qu’ils trouvent toujours des excuses pour justifier leur vocation à juste critiquer.
Voilà la phase des inscriptions sur les listes électorales, ceux du système déchu, pendant que les spécialistes virtuel du changement passent des longueurs de journées à remplir leur mission de critique, les autres sont d’œuvrer à faire inscrire leurs électeurs, etc… pour notamment avoir des sièges afin de contrôler le Parlement. Je rappelle qu’en 2018, un Député du système déchu s’est fait élire à partir de 319 voix sur plus de 19.000 inscrits (Commune Owendo) au premier tour, représentants moins de 2% du collège électoral et peut-être 00,05% des habitants de sa circonscription, il a siègé 5 ans et a voté les lois au nom du peuple gabonais. Ce ne sont pas les commentaires, les posts, etc… sur les réseaux qui ont changé cela.
Si vous ne l’avez pas compris, nous sommes dans une bataille, certains torpillant de l’intérieur la Transition conduite par les militaires pendant que d’autres font le même travail à l’extérieur car comptant sur un peuple qui ne croit plus en rien et dont la principale référence demeure : insultes, sarcasme, distraction, etc… sur la toile.
Ma position est claire, entre une gouvernance au contrôle des militaires (avec tous les manquements qu’on observe) et des professionnels civils de la Politique (avec toute l’incompétence qu’on a déjà observée), le choix est vite fait pour aider à redéfinir le paysage civique et politique. Maintenant, libre à vous de demeurer dans la distraction et l’inaction, c’est votre choix, je le respecte.
Vous ne m’avez pas connu sous un autre angle que celui du terrain, un angle que je maintiens au Parlement en disant OUI ou NON quand il le faut. Mais, à la fin de la Transition, chacun récoltera ce qu’il aura semé.
Ceux qui estiment perdre du temps en s’engageant réellement et préfèrent rester assis derrière les claviers, continueront leur travail à savoir : critiquer, insulter et dénigrer ceux qui du système déchu ou non aurons pris le décision de s’engager véritablement sur le terrain et de façon ouverte.
La Transition prendre fin,si vous serez soit acteur de l’opposition dominée par deux du système déchu, soit acteur de la majorité qui se constituera, soit acteur civique comme nous ou spécialiste de l’insulte et du dénigrement sur ceux qui auront pris leur responsabilité ; il n’y a d’autres schémas.

