« Modification du Code électoral : Ma contribution au débat » par Geoffroy Foumboula Libeka

La mission d’un Parlementaire est également d’expliquer au peuple le contexte et certaines circonstances. Je ne cesserais de le répéter, je ne suis pas politicien et c’est pourquoi, je n’hésite pas à m’exprimer en toute sincérité, sans calculs aucun sur certains sujets d’actualité que les gens aiment ou non, c’est l’échange et l’éveil des consciences qui primes.

Oui, les agents de forces de sécurité et de Défenses, les Magistrats et les Comptables Publics ne sont pas tenus de faire politique car encadré par un statut particulier.

La situation exceptionnelle de la Transition fait que tous les acteurs suscités, sans avoir démissionné de leurs corps occupent aujourd’hui des fonctions dites Politiques (Député, Sénateur, Ministres et Président de la République) et seront encore en fonction au moment des prochaines élections.

Le projet de texte adopté en Conseil des Ministres a été transmis avec l’ensemble des innovations déjà présentées mais avec un article (382) pour lequel j’avais déjà informé depuis hier, qu’il susciterait plusieurs débats légitimes. Cet article indique dans les dispositions transitoires que pour les premières élections post-transition, tous les Gabonais sans distinctions de statuts peuvent se présenter. Après près de 2 jours de débat dessus, les Députés de la Transition l’ont amendé en ce sens qu’il faut obtenir l’autorisation du supérieur hiérarchique un mois avant l’élection attestant avoir quitté de ce fait la fonction dans le corps quoi que conservant son statut et remis à son administration d’origine. Cette disposition a été adoptée en l’état par 100% des députés présents et c’est le premier texte de cette nature du Parlement de la Transition qui est adopté avec ce pourcentage tout en précisant 3 abstentions.

Le Code Électoral, c’était 386 articles examinés dont cet article que j’avais déjà présenté dans mon premier post comme celui qui ferait beaucoup de débat du fait que l’opinion est partagée entre ceux qui estiment que les militaires doivent repartir dans les casernes pour laisser les civils gérer le pays à la fin de la Transition et d’autres qui estiment que les militaires doivent au moins pour le premier mandat post-Transition se présenter pour poursuivre ce qu’ils ont commencé pendant la Transition.

L’idéal aurait été de d’abord procéder au changement des statuts des corps concernés pour donner sens à cette disposition.

Cependant, le faire aurait rendre définitive ce qui peut-être exceptionnel d’où cette disposition transitoire. Cette disposition contenue dans le projet de Code Électoral adopté en Conseil des Ministres se résume en une seule question en réalité et n’ayant pas peur de la poser : les Magistrats, Comptables Publics et Militaires ayant occupés des fonctions pendant la Transition doivent-ils être candidats à la Présidentielle, aux législatives et locales post-Transition? Chaque gabonais répondra.

Vu que le code leur interdit d’être candidat aux élections qui suivront celles de 2025.

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