Il est décevant de constater que des personnes parfois bardées de diplômes, ayant occupé des fonctions ministérielles, n’arrivent pas à comprendre ce que signifie rendre le pouvoir aux civils.
Pour ces gens, celà signifierait tout simplement que les militaires doivent redonner la gestion du Gabon aux hommes politiques ; autrement dit, le retour à l’ancien système.
Quel gabonais peut accepter cela aujourd’hui ?
Qui veut revenir à la Constitution de 1991, corrigée en 1995, selon ses défenseurs ?
Pour une bonne compréhension, et surtout pour la jeune génération, l’annonce par les forces de défense et de sécurité, regroupées au sein du CTRI, et en tête desquelles se trouve le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, de rendre le pouvoir aux civils après une transition de deux ans a marqué un tournant significatif dans le paysage politique et social de notre pays.
Cette décision, bien qu’encourageante, soulevait de nombreuses questions sur la manière dont cette transition sera mise en œuvre et sur les implications concrètes pour la population.
Rendre le pouvoir aux civils signifie essentiellement rétablir les principes de la démocratie, où les citoyens ont l’opportunité de choisir leurs dirigeants par le biais d’élections libres et transparentes. Cela implique également la mise en place d’institutions démocratiques solides, capables de garantir les droits et les libertés fondamentaux.
Il était essentiel que cette transition ne soit pas seulement symbolique, mais qu’elle soit accompagnée de mesures concrètes pour renforcer la gouvernance, la transparence et la responsabilité.
Cependant, cette transition de 24 mois devait être parsemée de défis.
La première question qui se posait était celle de la sécurité. Les forces de sécurité devaient s’assurer que la période de transition ne soit pas marquée par des violences ou des troubles. La gestion de la sécurité publique était cruciale pour instaurer un climat de confiance propice à des élections sereines.
Ensuite, il y a la question de l’engagement civique. La population doit être mobilisée et informée pour participer activement à ce processus. Des campagnes de sensibilisation et d’éducation civique étaient et sont toujours essentielles pour préparer les électeurs et les inciter à s’impliquer dans les affaires publiques.
Pour que cette transition soit réussie, un cadre légal clair devait être établi. Cela incluait la rédaction d’une nouvelle constitution afin de garantir la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice et la protection des droits de l’homme. Les acteurs politiques, les organisations de la société civile et les citoyens ont été impliqués dans ce processus pour s’assurer que le nouveau cadre réponde aux attentes de la population.
Rendre le pouvoir aux civils devait également signifier une gouvernance inclusive. Les voix des minorités, des femmes et des jeunes devaient être entendues et prises en compte.
La diversité de la société doit être reflétée dans les institutions politiques pour garantir une représentation équitable et éviter les conflits.
En somme, cette annonce de rendre le pouvoir aux civils est une opportunité historique pour notre pays. C’est l’occasion de construire un avenir basé sur des valeurs démocratiques solides. Cependant, pour que cette transition soit couronnée de succès, elle doit être accompagnée d’un engagement sincère de la part de toutes les parties prenantes. Il est impératif que les forces de défense et de sécurité, les politiciens, et surtout, la population, travaillent ensemble pour bâtir un avenir meilleur. La vigilance et le dialogue sont les clés pour naviguer à travers cette période délicate et prometteuse.
Nous espérons que tout le monde a compris, et qu’on ne reviendrait pas sur cette annonce pour polémiquer et brouiller le processus en cours Cordialement.

