Lutte contre les produits cosmétiques nocifs en Afrique

Il y a quelques jours, les locaux d’un établissement hôtelier du 1er arrondissement de Libreville, ont servi de cadre à l’atelier régional sur l’élimination des produits cosmétiques éclaircissants pour la peau contenant du mercure dans la région Afrique, en association avec plusieurs partenaires notamment l’ONG Minamata.

En effet, dans plusieurs pays d’Afrique noire, nous constatons que le phénomène de dépigmentation prend une ampleur incommensurable. La gente féminine, complexée par leur peau noire ébène, a recours à des produits nocifs pour leur santé afin de se blanchir la peau. Surtout qu’en Afrique, où la peau claire est synonyme de réussite et de beauté, beaucoup de femmes et même des hommes ont succombé à la pression sociétale.

Et pour ne rien arranger, les médias harcèlent notre mental en médiatisant un prototype de beauté (la peau claire), dans les publicités à longueur de journée. Chose incroyable, certains parents vont jusqu’à mettre ces produits dans le lait corporel de leurs enfants, tranche d’âge variant du nouveau-né jusqu’à 8 ans voir plus.

Aussi, pour stopper ce phénomène, le Gouvernement a suggéré certaines solutions: notamment le ministre de la Communication et des Médias Laurence NDONG qui déclare : « La publicité répond aux critères sociaux de chaque pays ». comme solutions :

– Lutter contre les publicités qui mettent en avant la peau claire, et les produits qui permettent le blanchiment de la peau. -Privilégié les représentations authentiques et fidèles à la majorité de notre pays, notamment la peau noire. – Dans les concours de beauté, mettre en avant les candidates valorisant les standards africains.

– Revoir les critères des égéries de beauté.

Parcontre, le ministre du Commerce Parfaite Amouyeme, nous explique que l’utilisation des produits cosmétiques encourage un commerce informel et développe des PME clandestines.

-Lutter contre la libre circulation des produits nocifs.

– La réglementation doit mettre un accent sur les produits qui doivent être vendus sur le territoire gabonais.

– Mettre en place des campagnes de sensibilisation sur les dangers des produits contenant du mercure et d’autres produits nocifs, car avant toutes ses résolutions, c’est l’homme qui doit en premier changer de mentalité.

En définitive, l’application des ces résolutions, permettra de ralentir ce fléau, favorisant ainsi le retour à la première place de la peau noire.

Gageons que les stéréotypes de beauté soient plus diversifiés, et que nos petites filles qui grandissent dans cette pression sociétale puissent être en confiance avec leur couleur de peau, car aimer sa peau naturelle c’est valorisé son identité africaine.

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