Pourquoi le Gouvernement n’a pas attendu le mois d’août comme précédemment annoncé par les autorités du CTRI, pour organiser les élections politiques au Gabon ?
Quelles sont les raisons fondamentales qui obligent le Ministère de l’intérieur et le Gouvernement a anticiper l’organisation des élections, alors que le mois d’août semblait être le mieux indiqué, du fait des programmes scolaires des élèves et étudiants.
Organiser les élections politiques en Avril, au milieu du 3e trimestre, c’est boycotter ou sacrifier l’année scolaire de nos enfants…
À quelle période les épreuves du BEPC et du BAC auront-elles lieu ?
Les élections politiques sont-elles plus importantes que les études de nos enfants ?
Pour rappel, lors de sa PRESTATION DE SERMENT le 4 SEPTEMBRE 2023, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA avait solennellement pris l’engagement de restituer le pouvoir aux civils au nom du code d’honneur caractérisant les hommes en treillis. Ce dernier, ne doit pas se laisser séduire par les honneurs qu’il reçoit en marchant sur le tapis rouge ou en côtoyant les chefs d’État des grandes puissances de ce monde pour renoncer à ce SERMENT.
Force est de constater malheureusement que le Gabon est entrain de revivre les agirs sur fond de régionalisme, de manipulations et d’instrumentalisation d’un certain nombre de compatriotes appelant Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA à se porter candidat à l’élection du Président de la République devant se tenir au terme de la Transition. Ceci dans le but de préserver leurs intérêts égoïstes, faisant fi des aspirations du peuple Gabonais. Toute chose renvoyant aux pratiques du régime déchu Bongo-PDG.
Par ailleurs, l’adoption du Code Électoral par les deux Chambres du Parlement et entériné en Conseil des Ministres en sa séance du 22 janvier 2025 soulève la thèse d’un Code Électoral inique voulu et motivé par les militaires réunis au sein du COMITÉ POUR LA TRANSITION ET LA RESTAURATION DES INSTITUTIONS (CTRI) car son contenu ne promouvant aucunement les valeurs démocratiques et la cohésion sociale socle de l’unité nationale.
1/ La caution exigée pour la validation de la candidature à l’élection du Président de la République est passée de 10 millions à 30 millions de francs CFA, faisant donc la part belle aux criminels en col blanc de la République.
2/ Et la caution de l’élection des députés quant à elle est passée de 500 mille à 1 million de francs CFA au grand étonnement des uns et des autres, un durcissement sur fond d’exclusion et de discrimination.
C’est par décret du Président de la Transition que, le collège électoral est convoqué le samedi 12 avril 2025 à l’effet d’élire le futur Président de la République post-Transition. Un ballon d’essai devenu une réalité. L’élection présidentielle aura bel et bien lieu de façon » anticipative « .
Aujourd’hui, les acteurs politiques dits de l’opposition sans conviction aucune ont renoncé à leur ambition d’accéder à la magistrature suprême en créant un boulevard à OLIGUI NGUEMA qui a bien l’ambition de conserver le pouvoir. Une société civile phagocytée par le CTRI. Un modus operandi qui renvoie à celui d’Omar Bongo Ondimba qui mettait ses opposants dans sa » poche » en leur proposant de l’argent ou des portefeuilles ministériels. Dansant pour leurs » ventres « , ils n’avaient cure de fortes et profondes aspirations du peuple gabonais.
Astanyas Maye Kahells BOUKA, Angliciste-Communicant et Analyste Politique.

