Le Parti Démocratique Gabonais (PDG), fondé en 1968 à Koulamoutou capitale provinciale de l’Ogooué Lolo, s’est imposé au fil des décennies comme un pilier du paysage politique gabonais. Cependant, il est devenu manifeste que ce parti, qui aurait dû être le symbole de l’unité nationale et de la diversité des provinces, est en réalité le reflet d’un accaparement par deux provinces, le Haut-Ogooué et l’Ogooué-Lolo. Ce constat est d’autant plus préoccupant alors que notre pays traverse une période de transition cruciale, marquée par la nécessité de restaurer les institutions et de promouvoir une représentativité équitable.
La succession des présidents, et même de la majorité des secrétaires généraux, tous originaires de la même province, témoigne d’une concentration du pouvoir qui ne peut que susciter l’indignation et le mécontentement. Omar Bongo, son fils, tous deux issus du Haut-Ogooué, et aujourd’hui Blaise Louembe, originaire de la province où est né le PDG, montrent que ce parti, loin de favoriser l’inclusivité, semble privilégier les intérêts d’une poignée d’individus au détriment des autres provinces.
Pendant 56 ans, les voix des Gabonais des autres provinces ont été étouffées, reléguées au second plan, comme si leur contribution n’était pas essentielle à la construction d’un Gabon uni.
Alors que le pays appelle à une mobilisation pour la Restauration des institutions, le choix de Blaise Louembe, proche de Pascaline Bongo, est une gifle à ceux qui espéraient un changement véritable. Ce choix démontre que le PDG préfère s’accrocher à ses vieilles habitudes, ignorant les aspirations des Gabonais qui souhaitent voir un vrai renouvellement au sein de leur parti.
Il est impératif que les ressortissants des autres provinces prennent conscience de la situation et envisagent une action collective. Si le PDG continue à marginaliser les voix d’une majorité, il est temps que ces derniers se soulèvent, abandonnent massivement ce parti et choisissent de ne plus élire ses candidats lors des élections législatives et locales.
L’avenir du Gabon ne peut être construit sur la division et l’exclusion. Il est temps d’exiger un véritable changement, un parti qui représente toutes les provinces, et non seulement celles qui détiennent le pouvoir.
L’heure est à la mobilisation. Les Gabonais doivent se lever contre cet accaparement et revendiquer une représentation équitable. Pour que le PDG, ou tout autre parti, soit véritablement le reflet de la nation, il doit embrasser la diversité et permettre à toutes les voix de s’exprimer. Le Gabon mérite mieux qu’un système dominé par deux provinces.
C’est le moment d’agir pour un avenir plus juste et inclusif.
Le vrai débat est là. Il est ouvert.

