A qui profite le sabotage des installations de la SEEG ?

Déjà éprouvée par les coupures intempestives d’électricité, l’insuffisance de la desserte en eau et les pertes considérables d’appareils électroménagers, la population gabonaise a payé un lourd tribut et ne mérite pas un sacrifice supplémentaire.

En cette période cruciale où le pays s’achemine lentement mais sûrement vers un retour à l’ordre constitutionnel, il n’est dans l’intérêt de personne de bousculer les équilibres sociaux patiemment bâtis, bien que régulièrement fragilisés par les comportements opportunistes de certains acteurs politiques de bas étage.

Le message subliminal caché derrière ces actes de sabotage est si évident qu’il ne pourrait tromper personne, si ce n’est troubler la quiétude des esprits les plus vulnérables.

Par ailleurs, il est pour le moins curieux et inquiétant que des sites aussi stratégiques que sensibles ne soient pas équipés de systèmes de vidéosurveillance en complément de la présence des vigiles. Une telle mesure aurait permis de dissuader d’éventuels saboteurs et, en cas d’atteinte aux installations, de faciliter l’identification des auteurs de ces actes malveillants.

Il est donc impératif que les autorités du pays redoublent d’efforts et de vigilance pour traquer ces ennemis de la paix, dont les desseins funestes doivent être réprimés avec toute la rigueur qu’impose la loi en pareille circonstance, afin d’éviter toute récidive.

En ces temps d’incertitude, aucune piste ne doit être écartée dans la recherche des coupables et des complices, qu’ils soient dissimulés dans les arcanes du pouvoir ou tapis dans l’ombre d’une impunité persistante. Le danger pouvant aussi bien venir de l’intérieur que de l’extérieur, toutes les hypothèses doivent être étudiées avec minutie.

Alors que les plus hautes autorités s’efforcent de trouver des solutions urgentes pour réduire le déficit énergétique, il est inacceptable que ces efforts soient anéantis par des intérêts purement égoïstes.

Si ces actes de sabotage visent à saper le moral des citoyens et à les détourner de leurs aspirations profondes, la fibre patriotique doit susciter un sursaut d’orgueil et un éveil des consciences afin de contrecarrer ces manœuvres aux relents terroristes.

L’heure n’est plus à l’émotion ou à la distraction, mais à la mobilisation citoyenne pour neutraliser tous ces ennemis de la République.

Le Gabon est un bien commun, ni à vendre ni à acheter. Il est donc impératif de conjuguer toutes les énergies positives pour le préserver de tout dommage.

La politique étant un combat d’idées, sous aucun prétexte la population ne saurait être otage d’ambitions malsaines. Pendant que les grands esprits discutent d’idées, les esprits médiocres s’attardent sur les personnes et mettent en place des stratégies destructrices.

Hermann DITSOGA, Ancien Chef de Cabinet du feu Président Pierre MAMBOUNDOU.

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