(Le Gabon ne peut pas se construire sans ses entrepreneurs, sans ses artisans, sans ses forces vives. Nous sommes là, nous sommes prêts).
Leurs exigences sont claires, ils souhaitent que les marchés publics d’impression liés aux échéances électorales de cette année 2025 soient attribué en priorité aux entreprises gabonaises; que les administrations publiques et institutionnelles privilégient l’impression locale pour tous leurs besoins; que les réformes concrètes soient mises en place pour privilégier et développer le secteur de l’imprimerie.
Ne voulant pas rester comme accompagnateurs, ou à la marge des changements salutaires qui s’opèrent au Gabon depuis le coup de la Libération du 30 août 2023, les pratiquants dudit métier se sont réunis le 13 février dernier à Libreville pour être entendus à travers une déclaration prononcée par leur porte-parole Alain Ndongh.
Ils réclament que le fait que l’État doit soutenir l’imprimerie gabonaise en ce qui concerne l’octroi des marchés publics. C’est ce qui fait qu’ils interpellent les plus hautes autorités du Gabon pour revendiquer leur droit légitime, qui s’articule sur le droit de travailler et de prospérer dans le pays.
Selon eux, le Gabon regorge d’imprimeurs compétant, d’entreprises locales dotées d’équipements modernes et le savoir-faire reconnu.
Ils reprochent le fait de l’attribution des marchés d’impressions soit systématiquement confiés à des entreprises étrangères, privant ainsi les professionnels gabonais de leur part légitime dans l’économie nationale. C’est ce qu’ils qualifient comme une injustice criante et inacceptable.
Tout en saluant l’engagement du CTRI et notamment de son chef de vouloir redonner aux Gabonais ce qui leur revient de droit.
D’après ceux-là, leur sortie c’est de rappeler que l’imprimerie gabonaise est un pilier de cette souveraineté, elle doit être traitée avec respect et équité.
Et d’ajouter, qu’ils ne sont pas contre la concurrence, mais cette concurrence doit être juste. Avant de s’interroger, comment comprendre que des millions de Fcfa sont envoyés à l’étranger alors que les compétences et les infrastructures existent sur le sol gabonais, notamment dans nos entreprises.
C’est pourquoi, ils disent haut et fort NON à l’exclusion des imprimeurs nationaux des marchés publics; NON à l’impression des documents officiels à l’étranger alors qu’ils ont les capacités ici; NON à une politique qui affaiblie aux entreprises et met en périls l’emploi de leurs travailleurs.
Toutefois, ils rappellent le gouvernement, les institutions publiques et les acteurs politiques à agir immédiatement pour mettre fin à cette situation.
Williams NZE ANGANG

