Présidentielle du 12 avril 2025 : le peuple ne donne pas le pouvoir à quelqu’un qui hésite, mais à quelqu’un qui agit !

Autant vous le dire tout de suite : aucun candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025 ne dispose d’un bâton magique pour régler tous les problèmes du Gabon et des Gabonais. Une fois au pouvoir, l’élu(e) va être confronté(e) à la même dure réalité à laquelle est confrontée le Gouvernement de Transition. Ce qui n’empêchera pas certains candidats de nous faire boite jusqu’à la lie toutes sortes de critiques, d’attaques et de promesses, une fois la campagne ouverte.

Ceci étant dit, depuis quelques jours, mon Cadet Alain Claude BILIE-BY-NZE est en tournée à l’intérieur de notre pays pour séduire ses concitoyens. Dans le village IBEA (Ogooué Ivindo) où il a échangé avec celles-ci, les populations lui ont posé la question de savoir si lorsqu’il reviendra dans leur village ce sera en tant que candidat. Malheureusement, aucune réponse claire n’est sortie de la bouche de mon Cadet : il n’a dit ni oui, ni non, contrairement aux autres compatriotes qui ont déjà annoncé leurs couleurs.

Il est de notoriété que, *lorsqu’un homme hésite à poser un acte, c’est qu’il n’est pas sûr du résultat qu’il en attend.* Cela ne me surprendrait donc pas que les badauds qui viendront aux meetings de BILIE-BY-NZE cela soit, soit par curiosité, soit pour avoir un tee-shirt, l’homme étant réputé être un peigne afro.

D’aucuns me diraient qu’en toute chose on a besoin de réfléchir avant d’agir. Oui, mais pas quand il s’agit d’une affaire aussi capitale comme une élection présidentielle. D’ailleurs, déclarer sa candidature à une élection présidentielle n’est pas une décision que l’on prend sans y avoir réfléchi pendant très longtemps.

A titre d’exemple, le 30 août 2023, si nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) avaient hésité à stopper la parodie d’élection présidentielle organisée par le régime déchu d’Ali BONGO, elles n’auraient pas agi. Et, si elles n’avaient pas agi, le Gabon serait aujourd’hui un pays en lambeaux baignant dans le sang et les larmes.

Mais pourquoi mon Cadet BILIE-BY-NZE hésite-t-il à dire s’il sera candidat ou pas ? Serait-on amené à se le demander ! Il y a trois hypothèses :

1. Il sait qu’il n’a aucune chance de gagner l’élection. Et un échec va complètement ruiner le peu de crédibilité qui lui reste. Or, il en a bien besoin pour continuer à faire chanter le CTRI jusqu’à obtention de ce qu’il recherche, à savoir : un poste après la présidentielle ;

2. Conscient de sa défaite à venir, qui ne souffrirait d’aucune contestation, il va renoncer à cette élection sous prétexte que « les conditions d’une élection libre, transparente et crédible ne sont pas réunies » pour qu’il y prenne part. Histoire de créer une fausse crise post-électorale qui va lui permettre de s’ériger en grand opposants farouche pour se frayer le chemin d’une nomination à la hauteur de son statut d’ancien premier ministre ;

3. Il sera bel et bien candidat mais fait d’abord durer le suspens, afin que l’annonce de sa candidature fasse l’effet d’une bombe. Malheureusement pour lui, cet effet, lui-même l’a déjà tué et enseveli en ne déclarant pas sa candidature au cours de sa dernière conférence de presse. Toute chose qui a refroidi ses partisans qui s’attendaient à cette bonne nouvelle.

Au cours de cette tournée, qui ressemble fort bien à une campagne électorale avant l’heure, mon Cadet n’a pas manqué de tacler pour la énième fois OLIGUI NGUEMA, allant jusqu’à lui demander de payer la dette du Gabon. Voyez jusqu’où va le vampire de mon Cadet BILLIE-BY-NZE ! Ce sont eux qui ont foutu le Gabon dans cette dette abyssale. Et lui, il a quand le courage de demander à OLIGUI NGUEMA de rembourser celle-ci !

Pour tout dire, mon Cadet BILLIE-BY-NZE ne va pas être candidat à cette présidentielle parce qu’il veut devenir président du Gabon, mais parce qu’il veut capitaliser ses chances de se voir nommé à l’issue de l’élection. La preuve :

L’Ogooué-Ivindo est l’une des provinces les plus vastes du Gabon. Dans sa tournée, il était censé s’arrêter dans tous les villages et villes. Mais non ! Il quitte Libreville, atterrit à Makokou, traverse tous les villages situés entre Makokou et IBEA pour tenir sa causerie à IBEA. Et, fait curieux, c’est le village de Mme Colette METIMBE FADY, Haut Représentant Personnel du Président de la République.. Je vous laisse deviner pourquoi !

N’allez pas me dire que le fait pour lui d’avoir été conspué et menacé par les populations dans certaines localités du pays va le transformer en victimes au point de bénéficier de la sympathie du peuple gabonais qui n’est pas amnésique !

Norbert EPANDJA, l’Homme politique

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