Beaucoup pensent que s’ils condamnent les agissements des voyous ils seront vus comme des soutiens de Bilie-By-Nze. Or ce dont il est question c’est le changement par rapport à ce qui se faisait avant. Nous voulons instaurer la démocratie, celle-ci suppose le respect de la règle de droit. En revenduquant la démocratie vous ne soutenez aucun homme politique, ni d’aujourd’hui ni de demain.
Faut-il le rappeler, pourquoi le coup d’État du 30 août a-t-il été perpétré ? Il voulait mettre fin à la dictature, à la mauvaise organisation des élections et toutes ces pratiques qui rabaissaient notre notre pays.
Nous voulons avoir des hommes et des femmes politiques de grande valeur.
Personnellement, depuis Jean-Hilaire Aubame et Paul Marie Gondjout, Germain Mba ou Luc Ivanga, le pays nous a offert peu d’hommes et de femmes politiques capables de transcender les intérêts personnels, les clivages et surtout capables d’offrir un idéal pour la jeunesse.
La question de départ est finalement, que voulons-nous construire comme démocratie et surtout comment rompre d’avec l’ancien. C’est du moins l’ambition affichée et poursuivie par le CTRI et le Président de la Transition.
Au sujet des perturbations de meetings et des causeries politiques, certains disent « mais Bilie-By-Nze n’est pas la bonne personne « .
En 2005, qui se souvient du meeting de Pierre Mamboundou à Bitam ? Ce meeting avait été perturbé alors que Mamboundou à ma connaissance ne souffrait pas d’un manque de crédibilité.
Dans les années 1990, avons-nous oublié ce qui s’était passé à Mbigou contre Mba Abessole et les militants du RNB ? La liste des meetings perturbés est longue.
Mais ces quelques exemples montrent que le problème ce n’est pas la crédibilité ou non des leaders politiques qui est en jeu mais bien plutôt le respect de la règle de droit.
Si nous nous considérons que ces pratiques sont dangereuses, nous devons clairement les condamner et ne pas vouloir trouver des excuses bidons de type « quand tel était aux affaires ».
Alors, rupture ou continuité : que voulons-nous ?

