Transition Politique au Gabon: État des Lieux et Perspectives

Jeudi 20 février 2025, le Conseiller Spécial, Porte Parole de la Présidence de la République Max Olivier Obame a animé une conférence de presse au Palais Rénovation dont voici le propos liminaire :

Je voudrais d’abord adresser mes sincères gratitudes aux représentants de la presse nationale et internationale.

C’est, en terme numéral, la 3e rencontre dans cette salle après celle d’octobre 2023, celle du mercredi 16 Octobre 2024 et bien entendu, celle d’aujourd’hui, jeudi 20 Février 2025.

Vous l’aurez remarqué, ces conférences se tiennent dans des circonstances exceptionnelles. C’est un choix de communication que nous assumons. Ces conférences nous permettent de faire la synthèse de l’actualité, de faire l’analyse systémique de la vie politique, économique et sociale du pays tout en nous donnant l’occasion de tracer des perspectives. C’est donc pour nous, aujourd’hui, un grand moment d’exception, tant l’espace public est traversé de bruits incessants.

I- Cadre général de la conférence.

Le cadre général de la tenue de cette conférence s’articule autour de plusieurs axes:

1- La clôture du premier grand cycle politique de la Transition.

Comme nous le savons tous, le processus de Transition dans notre pays a atteint sa vitesse de croisière, tant toutes les étapes ont presque été franchies.

Après son investiture le 04 septembre 2023, le Président de la République a mis en place toutes les institutions de la Transition: Assemblée nationale, Sénat, Cour Constitutionnelle, Conseil Economique et Social, Environnemental (CESE).

Un Dialogue National Inclusif (DNI) s’est tenu, qui a formulé plus de mille recommandations devant permettre d’écrire la nouvelle Constitution du pays.

Le 16 Novembre 2024, le Référendum constitutionnel s’est tenu et la nouvelle Constitution a été approuvée à travers un plébiscite avec plus de 91,64% de OUI.

Il restait à écrire l’avant dernier chapitre de ce processus politique en concevant un nouveau code électoral. Le 21 janvier 2025, celui-ci a définitivement été adopté par le parlement. Dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel, le collège électoral est convoqué pour le 12 avril 2025, date du premier tour de l’élection présidentielle.

Si tôt cette date communiquée, on enregistre des réactions multiples et je reviendrai sur certaines tout à l’heure, juste le temps de dire avec raison que c’est normal que le 12 avril 2025 cristallise le principal objectif de la Transition, à savoirl’élection du futur Président de la République, Chef de l’Etat, qui elle-même consacre le passage à l’ordre constitutionnel, espéré par toute la Nation, tout le continent africain et par la communauté internationale, ce qui, bien entendu confère à notre pays un certain statut d’exemplarité et une grande visibilité médiatique, diplomatique et politique. Ce qui encore une fois, souligne l’ampleur de la rencontre de ce jour: esquisser les grands enjeux qui vont dominer l’actualité au Gabon les deux prochains mois.

2- Le Remaniement du Gouvernement

Toujours dans sa volonté d’unir tous les Gabonais, le Président de la République a procédé, le 16 janvier dernier, à un remaniement du gouvernement. Le Chef de l’Etat est animé d’un seul souci, faire travailler tous les Gabonais ensemble.Il s’agit donc d’un gouvernement qui rassemble tous les Gabonais, un gouvernement inclusif avec des jeunes, des technocrates, une proportion importante de femmes, des hommes politiques et des représentants de la Diaspora, un gouvernement qui assure également une meilleure répartition territoriale des ministres.

Après une tournée républicaine dans les neuf provinces du pays à l’écoute de ses compatriotes, le Chef de l’Etat a tenu compte de l’ensemble des promesses qu’il a faites à ses compatriotes en terme de représentativité politique. J’ai entendu certains dire que c’est un gouvernement d’élection. Ce qui est un raccourci grave. Le Président comprend tout simplement les problèmes des Gabonais en regroupant certains ministères, en cassant d’autres et en autonomisant de nouveaux ministères, il y a là tout simplement un souci d’efficacité, une meilleure cohésion et une nouvelle méthode de travail.

Depuis quelques mois il y a une réelle dynamique au niveau des routes et au niveau de l’éducation nationale et il est important que ces efforts soient poursuivis. L’eau, l’énergie, la femme, la jeunesse, la santé sont des préoccupation qui lui tiennent à coeur le Chef de l’Etat et ce gouvernement reflète bien cette ambition.

Et le message du Président de la République est clair à l’endroit de la nouvelle équipe: le respect des normes, des procédures, le respect des anciens, des ainés, des valeurs est primordial et une ligne rouge qu’il ne tolèrera pas.

II- Analyse de l’actualité, évaluation des enjeux et synthèse des différentes questions.

1- Activités présidentielles.

Le Président de la République a présidé les 17 et 22 janvier 2025, deux conseils des ministres. Dans le but de prendre en compte urgemment les besoins des populations et finaliser les réformes institutionnelles pour organiser une élection présidentielle crédible et transparente, à l’issue de la Transition. le Président a établi une feuille de route au gouvernement, à savoir:

– formaliser la demande d’assistance avec le Fonds monétaire International

– mettre un terme aux coupures récurrentes d’électricité à Libreville et dans les autres localités du pays,

– améliorer l’accès à l’eau potable dans les zones urbaines et rurales,

– entretenir et construire des infrastructures routières prioritaires au niveau national et urbain

– mettre en œuvre des solutions durables pour lutter contre la vie chère,

– optimiser la gestion des établissements hospitaliers et renforcer les structures de proximité,

– assainir les organismes de protection sociale, notamment les trois caisses (CNAMGS, CNSS, CPPF).

Au cours de ce Conseil des ministres, le Chef de l’Etat a invité également le gouvernement à faire de la lutte contre le chômage, sa priorité.

Toujours dans le souci de bien parachever le processus politique dans notre pays, le gouvernement a créé une Haute Autorité de Contrôle des Elections et du Référendum dont la mission est de contrôler et assurer le respect de la loi électorale dans la préparation, l’organisation et la gestion des scrutins électoraux et référendaires, conformément au code électoral.

Au niveau des voyages et des visites officiels, le Président de la République a reçu la visite de son homologue Bissau Guinéen, Umaro Sissoco Embalo qui s’est réjoui des avancées notables permettant un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Les problèmes de développement doivent être abordés dans le cadre de grands ensembles, dans un cadre concerté pour mieux coordonner les politiques. C’est dans ce cadre que le Chef de l’Etat a pris part les 27 et 28 janvier à Dar Es Salam en Tanzanie au sommet africain de l’énergie.

Ce sommet qui réunissait une trentaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement et qui a débouché sur la Déclaration de Dar Es Salam a permis aux décideurs africains de de prendre des engagements fermes pour mettre en oeuvre des réformes et des mesures concrètes afin d’élargir l’accès à une électricité fiable, abordable et durable pour alimenter la croissance économique, la qualité de vie et stimuler la création d’emplois sur le continent.

Le Chef de l’Etat a également mis en exergue l’immense potentiel hydroélectrique encore inexploitée du continent africain. Il a plaidé en faveur d’une mutualisation des projets et des ressources afin de renforcer l’interconnexion énergétique entre les pays africains.

Le président de la République, chef de l’Etat, s’est également rendu à Malabo, dans le cadre de la 6e session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC consacrée à la situation humanitaire préoccupante dans la sous-région.

Le Chef de l’Etat s’est uni à ses homologues pour condamner fermement le groupe armé M23. La Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement a exigé que ce dernier cesse immédiatement son offensive, se retire des territoires occupés illégalement et respecte les couloirs humanitaires, tout en appelant l’ensemble des belligérants à adopter des moyens pacifiques pour résoudre leurs différends.

Dans son souci d’autonomiser davantage la femme gabonaise, le Chef de l’Etat a procédé le 31 janvier à l’inauguration du Marché National d’Oloumi, un immense complexe comprenant des boxes et des espaces mieux aménagés, respectant toutes les conditions d’hygiène nécessaires.

2- Analyse de l’actualité

Je voudrais d’abord dire ici, sans équivoque, ni retenue, toute l’indignation du Président de la République face à l’agression et au comportement infame de certains compatriotes contre l’ancien premier ministre Alain Claude Bilie Bi Nzé à Mitzic.

Le Chef de l’Etat est un homme qui cultive sans cesse le dialogue, la tolérance et qui a à coeur la construction d’un pays uni et en paix.

Les services de l’Etat doivent prendre leurs responsabilités afin que ce genre d’incidents ne se répètent plus tout au long de la campagne. L’action du Chef de l’Etat est une action d’inclusion et non d’exclusion.

Une fois que c’est dit je voudrais ajouter qu’il est cependant indécent, de chercher à exploiter de façon maladroite, à des fins de politique politicienne, un incident regrettable et de trouver des coupables partout.

Faisons un peu du beinchmarking politique

Lorsque François Hollande, candidat à l’élection présidentielle en France en 2012, est empêché de faire son meeting à la Mutualité à Paris, parce qu’un militant a réussi à monter sur l’estrade où il se trouvait et a versé sur lui un sac de farine, était-ce le début de la dictature en France? Quand Nicolas Sarkozy reçoit des centaines d’oeufs et de tomates pourries parce qu’une catégorie de citoyens ne voulait pas de lui au Salon de l’agriculture, était-ce le début de la dictature en France?

Plus près de nous, lorsque Alexandre Barro Chambrier est empêché de tenir un meeting était-ce un recul de la République. Quand le candidat Raymond Ndong Sima est empêché de tenir un meeting dans une ville du pays, était-ce un recul de la République? Et qui était aux commandes du gouvernement à l’époque. Il faut qu’on fasse attention aux mots qu’on emploie et surtout, aux insinuations malveillantes.

Et le Président de la République est ferme à ce sujet et c’est d’ailleurs son message: un homme politique, quelque soit le contexte et surtout lorsqu’il s’agit de quelqu’un qui a été en situation, doit toujours appeler à l’apaisement, au calme, à l’unité, un homme politique doit toujours éduquer les populations, parce que sa mission est une mission propédeutique. Et non jeter de l’huile au feu, ou de souffler sur les braises en cherchant à jouer sur le registre de l’émotion et de la provocation permanente. Sauf bien entendu si c’était l’effet recherché.

Lorsqu’on décide de déplacer le curseur de la sphère publique vers la sphère privée, c’est qu’on a décidé de ne plus faire de la politique. Parce que l’outrecuidance et l’insolence, ne sont l’apanage de personne…

Depuis en effet l’annonce de la date du premier tour de l’élection présidentielle, l’espace public a enregistré de nombreux commentaires et réactions politiques. Je voudrais revenir point par point sur certaines de ces réactions, à commencer par la déclaration de guerre du Professeur Albert Ondo Ossa qui a affirmé, devant la presse, que l’élection n’aura pas lieu. Mieux, il fera tout pour qu’elle n’ait pas lieu.

Puis, poursuivant son discours, il explique qu’une agence de notation ayant abaissée la note du Gabon, le gouvernement n’aura pas d’argent pour organiser les élections.

La première chose à dire, c’est que cette déclaration aurait prêté à sourire, si elle n’émanait pas d’un Professeur des Universités, c’est-à-dire quelqu’un de rationnel qui tire des conclusions après une analyse minutieuse.

En fixant la date de l’élection au 12 avril, cela sous-entend que toutes les questions d’intendance, d’achat de matériels électoral, de redéploiement des équipes techniques, de logistique ont déjà été résolus en amont. Et, à l’endroit du Professeur, l’élection se tiendra bien à la date prévue, c’est-à-dire le 12 avril 2025. Mieux, le Gabon est prêt et honorera ses engagements de souveraineté.

En ce qui concerne les agences de notation dont le rôle est de mesurer le risque de non remboursement des dettes que présente l’emprunteur, il faut bien comprendre que leurs décisions sont annoncées longtemps à l’avance pour qui veut se donner la peine de décrypter le langage codé des agences.

Il ne s’agit pas de la situation présente, mais de la situation à venir et les Etats sont obligés de mettre en place des politiques budgétaires qui leur permettent de réduire leur déficit, soit en augmentant les impôts soit en diminuant les dépenses.

On a trop tendance à ne regarder que la note sans l’analyser. Les économistes sont formels à ce point, un ratio est une chose, son appréciation qualitative en est une autre.

Et pour être tout à fait concret, le Gabon vient de lever sur les marchés internationaux plus de 570 millions de dollars, alors qu’on sollicitait 500 millions. Cet exemple montre à lui seul que notre pays est crédible et il a la confiance des institutions financières et des bailleurs de fonds internationaux.

Une preuve palpable de l’indétermination, sans signification, des prévisions du Professeur, qui, soit dit en passant, n’en est pas à sa première..

En 2009 déjà ses pronostics alarmistes sur le non paiement des salaires n’avaient guère prospéré. Ce qui s’avère péremptoire au niveau de ses analyses sur le Gabon qui ont souvent défailli, manquant parfois d’objectivité, parce que tout simplement traversées d’idéologie.

Et c’est là toute la différence entre les projections théoriques des amphithéâtres et la réalité pratique sur le terrain.

D’un autre côté, et pour revenir à d’autres interventions entendues ces dernières semaines, c’est intéressant de voir que des hommes politiques jouent aux économistes de service et s’intéressent subitement à la dette gabonaise aujourd’hui. Et pourtant, il y a plusieurs éléments d’analyse qui manquent dans leur discours pour être tout à fait vrai avec la réalité. On va donc faire un peu d’histoire.

De 2010 à 2020, le budget d’investissement du Gabon s’établissait entre 1000 et 1500 milliards l’an. Soit plus de10.000 milliards en 10 ans. Il serait souhaitable que les nouveaux donneurs de leçon commencent par expliquer au peuple gabonais à quoi a servi cet argent quand dans le même temps on laisse en Août 2023, une dette de 7200 milliards de francs CFA. Si on fait une simple arithmétique, on est à près de 18 mille milliards… Quand on regarde notre pays, est ce que cet argent réflète la réalité de ce que les Gabonais voient…

Je crois que nos compatrtiotes ont le droit de savoir pourquoi toutes les rues du pays étaient éventrées, pourquoi des enseignants et personnels de santé travaillaient sans être intégrés à la fonction publique, pourquoi le degré d’appauvrissement du pays avait atteint un tel paroxysme, pourquoi les recrutements ont été bloqués durant 3 ans, pourquoi nos universités sont mal équipées alors que des budgets d’investissement cumulaient à plus de 1000 milliards par an, durant près de 10 ans. Et pourtant, de nombreux citoyens étaient responsables aussi à l’époque mais ils ont choisi la voie de la sagesse pour observer, quand d’autres continuent à jouer au défenseur zélé d’une forfaiture en décidant d’appuyer sur l’accélérateur avec comme horizon immédiat, le précipice.

Quand Omar Bongo Ondimba laisse le Gabon en 2009, on avait une dette qui cumulait à 18,5% du PIB alors qu’en août 2023, elle a explosé et était de l’ordre de 58% du PIB, soit 7200 milliards de francs CFA. Aujourd’hui la dette est de 7020 milliards, c’est-à-dire 54% du PIB.

C’est dire que le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général de Grigade Brice Clotaire Oligui Nguema a donc hérité d’une situation désastreuse pour ne pas dire chaotique des finances publiques.

En tant que responsable premier du pays, il assume les errements du régime déchu, ce qui n’absout pas les véritables responsables de cette situation de leurs actes. Que les moralistes réprobateurs commencent par dire aux Gabonais, ce qu’ils ont fait avec tant d’argent.

Sur un autre plan, l’ancien premier ministre Alain Claude Bilie-Bi-Nze, c’est bien de lui dont je parle, a multiplié ces derniers temps des sujets d’attaque.

D’un côté il affirme qu’un militaire n’a jamais été autorisé à concourir à une élection dans aucun pays du monde, de l’autre il appelle constamment à la mise en place d’une commission Vérité- Justice et Réconciliation. Il rappelle d’ailleurs inlassablement ces arguments à chacune de ses sorties.

Pour le premier point je dirai que notre code électoral est clair, et fixe les conditions d’éligibilité à la fonction de président de la République. Et ce code électoral est plus juste, plus consensuel, plus démocratique que celui qui nous a conduit au 26 août 2023, avec un bulletin unique pour toutes les élections et qui a été validé en janvier 2023, en parfaite violation de toutes les dispositions constitutionnelles qui disaient qu’on ne modifie pas les règles de l’élection, dans une année électorale. Que l’on n’oublie pas souvent le rêve, parce que la nuit est trop longue. S’il y a eu le coup de la Libération c’est parce qu’il y a eu un ancien chef du gouvernement qui a été incapable d’organiser une élection libre et transparente en faisant le choix d’une élection biaisée sans observateurs internationaux, sans internet, sans les grands médias internationaux.

Et sans parler du déni de l’histoire, le Général de Gaulle a bien concouru en France, à l’élection présidentielle de 1965. Jerry Rawlings est bien le père de la démocratie Ghanéenne. À la tête de son parti, le Congrès Démocratique National, après avoir démissionné de l’armée, il a été élu président du Ghana en 1992, réélu en 1996. Le Général Sissoco Embalo a bien été élu président de la Guinée Bissao et j’en passe.

Et de grâce, les militants de leurs partis n’étaient pas constitués des régiments ou des brigades de militaires. Mais simplement des citoyens. Et la loi électorale gabonaise est claire sur les conditions à remplir pour les militaires qui veulent faire acte de candidature à une élection politique dans notre pays. Que nous évitions des caricatures inutiles visant à créer à dessein, le flou dans la compréhension des citoyens.

Le devoir de l’homme politique c’est d’éduquer les citoyens et non de les induire en erreur en faisant des interprétations erronées des dispositions légales.

Quant à la question de la mise en place d’une Commission Justice- Vérité et Réconciliation, là encore, la réponse est simple. Ce n’est pas Pieter Willem Botha, défenseur de l’apartheid, ni son successeur Frédérick Declerck qui ont mis en place la Commission Justice- vérité et réconciliation en Afrique du Sud. C’est bien Nelson Mandela, vainqueur de l’apartheid qui l’a fait.

Que Monsieur Bilie-bi-Nze ne se trompe pas souvent de rôle. Il fait partie, dans l’histoire de notre pays, de ceux qui ont failli, du régime qui a failli, de ceux qui ont regardé la Légion étrangère et la Young team déchirer le tissu social gabonais, abîmer notre beau pays, voire chosifier ses habitants. De ceux qui se sont battus avec force pour donner le pouvoir à la Young team. Qu’il ne soit donc pas pressé.

Le Gabon se met petit à petit en place. Chaque chose a son temps. Et j’ajouterai qu’une commission justice- Vérité et réconciliation n’est pas simplement un groupe de personnes choisies pour travailler ensemble, c’est d’abord un état d’esprit. Et le fait que Monsieur Bilie-Bi-Nze arrive à dire ce qu’il veut, matin, midi et soir.

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