Le Musée National des Arts, Rites et Traditions du Gabon a servi de cadre le vendredi 21 février 2025 à la célébration de la langue maternelle et paternelle, avec pour thématique : « cultivons la diversité linguistique, inclusion des minorités et apprentissage du langage des sourds »; dirigé par la présidente du Festival International du Mont Iboundji Ruth Mygnolet Sandzou, en collaboration avec le ministère de la Santé, des Affaires sociales et de l’environnement.

En effet, il s’agissait de mettre en avant les personnes vivantes avec l’handicap de la surdité. Comme activité, il faut retenir la prestation de la conteuse Arlette Maganga en langue Ipunu, un conte traduit en langue des signes par Ivette Koumba. C’était l’occasion pour des élèves de l’école Belle Porte Académique et bien d’autres, venus à l’événement, d’approfondir leurs acquis en langage des signes. Des expressions du quotidien telles que « bonjour », « veux-tu jouer », leurs ont été enseignées. Comprendre le langage des signes pour des personnes normalement constituées, est une manière d’inclure ces personnes malentendantes dans la société, d’interagir ensemble, car chaque individu, quelque soit sa particularité est un élément important pour le développement du pays.
Par ailleurs, c’était l’occasion de faire connaître des langues vernaculaires minoritaires parlées au Gabon, telles que le Puvi. Rappelons que le Gabon est l’ensemble d’une multitude de langues toutes belles les unes que les autres, méritant toutes d’être connues et pourquoi pas parlées couramment.
Gageons que ce genre d’événement se pérennise, dans la mesure où nous sommes dans une ère de retour aux sources.

