Les grèves de la faim semblent être devenues le moyen de pression trouvé par Ali BONGO pour obtenir la libération de sa femme Sylvia et son fils Nourredin BONGO.
On se souvient que dans une lettre ouverte adressée aux gabonais et diffusée le mercredi 18 septembre 2024 par ses Avocats, il avait laissé entendre que lui et sa famille se sont retirés de la vie politique, et appelé ses compatriotes à ne pas céder à l’esprit de vengeance contre cette dernière, reconnaissant ainsi, implicitement, le mal qu’il a fait au peuple gabonais.
D’abord, croire aux dires et aux promesses d’Ali Bongo, c’est comme croire que dans la nuit, l’Ogooué sort de son lit pour se reposer sur la rive avant de poursuivre sa course à l’aube.
Ensuite, comprenons-le une bonne fois pour toute : personne n’a un intérêt à voir Sylvia et Nourredin Bongo terminer leur vie en prison. Les autorités actuelles sont loin d’être des monstres froids comme Ali BONGO qui, à la moindre opinion critique exprimée contre sa gouvernance, vous envoyait moisir en prison sans aucune mansuétude. Bertrand Zibi, Jean Rémi Yama, Pascal Oyougou, Laccruche Allianga et bien d’autres en sont des exemples vivants.
Ali BONGO a beau multiplier des grèves de la faim sur les conseils de ses Avocats, personne n’est assez naïf pour croire que cet homme soit capable de faire toute une journée sans manger. Mais là n’est pas le problème ! Le peuple gabonais veut avoir des garanties de sécurité avant que Sylvia BONGO et son fils Nourredin retrouvent la liberté.
En français facile, nous voulons avoir des preuves qu’une fois libres de leur mouvement, Ali, Sylvia et Nourredin BONGO ne vont pas se venger en finançant, avec tous les milliards qu’ils détiennent au Gabon et à l’étranger, une rébellion armée qui va déstabiliser le Gabon !
En effet, quand on a eu le courage de modifier la Constitution d’un pays, d’organiser et proclamer une élection présidentielle truquée à outrance, d’imiter la signature d’un Président de la République, d’organiser des conseils des ministres jusqu’à nommer des membres du gouvernement, créer une rébellion armée pour déstabiliser ce pays devient un jeu d’enfant.
Quant à leurs Avocats, ils font le travail pour lequel ils sont payés. Par conséquent, peu leur importe que le Gabon brûle. Mais nous, nous n’avons pas un autre pays. Et nous sommes très conscients de ce que la paix, la liberté et la stabilité politique qui font notre fierté ne plaisent pas à tout le monde.
Enfin, m’adressant à Ali Akbar Onanga Y’Obegue, qui a critiqué la débaptisation de l’aéroport de Port-Gentil, je voudrais lui rappeler qu’en arrivant au pouvoir en 2009, Ali BONGO a effacé ou détruit toutes les réalisations d’Omar BONGO ONDIMBA, en commençant par la Cité de la Démocratie. Tout simplement parce qu’il voulait effacer son père de la mémoire collective du peuple gabonais. Alors, mon cher Cadet Ali Akbar Onanga Y’Obegue, pourquoi ne vois-tu que cet aéroport rebaptisé * »Joseph RENDJAMBA ISSANI »,* du nom d’un grand homme politique qui a contribué lourdement au retour du multipartisme et à l’avènement de la démocratie au Gabon, et qui a été lâchement ôté à la vie ?
Norbert EPANDJA, Le Patriote

