Au regard de l’actualité dans notre pays, qu’il me soit permis d’exprimer mon opinion en tant que citoyen gabonais et acteur politique vivant au Gabon. Depuis l’avènement du CTRI dans notre pays, le 30 Août 2023, instaurant par la même occasion un régime militaire au sommet de l’état au détriment d’un ordre constitutionnel qui avait déjà montré ses limites.
La montée fulgurante du débat sur le tribalisme au Gabon a pris des proportions très inquiétantes pour la stabilité psychologique, sociopolitique, économique, environnementale et culturelle de notre jeune nation.
En effet, au vu des différentes nominations, certaines décisions impopulaires et certains agissements décriés par les gabonais des dirigeants de la transition depuis le changement de régime laissant entrevoir dans l’opinion nationale un goût amère pour les adeptes du détail dans la représentativité des neuf (9) provinces que compte le Gabon et divisent les avis des populations, versant parfois dans les comparaisons inutiles et l’injure facile à l’endroit des dites autorités actuelles qui font de leur mieux, mais pas toujours de la bonne manière pour pouvoir restaurer les institutions du pays, redonner la dignité au peuple gabonais et organiser une élection présidentielle libre, transparente, crédibles et apaisée selon leur agenda.
Certes, cette attitude de nos compatriotes est un outrage au président de la transition et à l’ensemble des dirigeants du CTRI, mais il en demeure pas moins que l’ensemble des gabonais est censé soutenir et les accompagner dans cette noble mission républicaine qu’est la transition pour un retour à l’ordre constitutionnel au Gabon en Avril 2025.
À cet effet, celà doit être, une manière très noble, patriotique et responsable de restituer le pouvoir aux civils, à l’issue de la dite transition, comme l’avait promis au peuple gabonais, depuis le 4 septembre 2023 et le martèle sans cesse, le président de la transition, dès qu’il a l’occasion de nous le rappeler.
La croissance des germes du tribalisme observés ça et là, devrait impérativement s’arrêter et c’est à véritablement proscrire dans nos comportements respectifs et laisser place à l’unité nationale.
Peuple gabonais, nous sommes invités à dire non au tribalisme dans notre pays, ne participons pas au débat de haine, de clans ou d’ethnies, car le tribalisme pourrait trouver son explication dans la manipulation de la jeunesse par les politiques, le manque d’éducation et l’ignorance de la quasi-totalité des populations, mais aussi la pauvreté, la mauvaise gouvernance et l’échec des politiques qui, devant l’impuissance politique, veulent trouver des réponses dans leur pratique.
Chers concitoyens, les guerres civiles et éthiques prennent très souvent naissance à partir de la manipulation des ethnies et des entités culturelles par les politiques, refusons unanimement la manipulation sous quelque façon que se soit.
Le tribalisme est source de multiples violences sous toutes ses formes, combattons avec la dernière énergie ce fléau dangereux et cultivons tous ensemble l’amour inter-provincial, inter-ethnique et inter-culturel afin de consolider notre unité nationale, la paix et notre vivre ensemble, car le Gabon est un et indivisible. Je lance donc, un appel patriotique à l’unité nationale et à une prise de conscience individuelle, collective, et surtout à la retenue.
Que Dieu benisse Gabon
MINTSA ANGO Verdaly, Acteur Politique

