Candidats Validés pour l’Élection Présidentielle 2025

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a rendu public la liste des quatre candidats retenus pour l’élection présidentielle du 12 avril 2025 lors d’une déclaration de Presse du ministre Hermann IMMONGAULT le dimanche 9 Mars 2025.

En effet, 4 dossiers de candidatures ont été validés sur les 23 dossiers déposés à la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum ( CONOCER ). Sur les candidatures validées, il s’agit de BILIIE BI NZE Alain-Claude ; ESSINGONE Joseph lapenseé ; ILOCKO BOUSSENGUI Stéphane ; OLIGUI NGUEMA Brice Clotaire.

Cependant, en vertu de l’article 179 du code électoral, les candidats non retenus peuvent saisir la Cour Constitutionnelle dan un délai de 72 heures. Qu’a cela ne tienne, il est clair que cette élection s’annonce être la moins concurrentielle depuis le retour au multipartisme à l’issue de la conférence nationale de 1990.

Il n’y aura donc que 4 candidats pour l’élection du 12 avril 2025. Comparativement, lors de l’élection présidentielle de décembre 1993, il y’avait 12 candidats ; celle de décembre 1998 ( 8 candidats ) ; celle de novembre 2005 ( 5 candidats) ; en août 2009 ( 18 candidats ) ; août 2016 ( 14 candidats) comme lors du scrutin présidentiel dernier du 26 août 2023. En guise d’hypothèse explicative, il est légitime de dire qu’il s’agit là des conséquences de l’application de l’article 43 de la Constitution du 19 décembre 2024. De même que, c’est aussi la conséquence d’une classe politique Gabonaise stagnante, essoufflée, et en fin de cycle. Par exemple, Albert ONDO OSSA dernière coqueluche du peuple gabonais a décidé de croiser les bras. A- t-il décidé de ne point jouer avec le feu ? Tandis que Pierre Claver MANGANGA MOUSSAVOU (se revendiquant être le Joe Biden Gabonais ) car candidat malheureux lors de l’ensemble des scrutins présidentiels depuis celui de décembre 1993 a été pris dans les mailles du filet de l’article 43 susmentionné. Très certainement pour cause de limite d’âge.

Par ailleurs, parmi les candidats retenus, il n’est pas exagéré, de dire qu’aucun d’eux ne semble être capable de donner du file à retordre au Général Président, à tel point qu’on serait tenter de se questionner de l’utilité de ce scrutin, qui semblerait être sobrement plus ou moins que le respect pur et simple de ce grand rite démocratique qu’est l’élection. On a l’impression de connaître au bout des doigts le vainqueur. C’est un secret de polichinelle. Empiriquement, il s’avère que vaincre le Général Président s’annonce être une tâche herculéenne. Toutefois, l’impératif de sortie de la période transitoire et le retour à l’ordre constitutionnel implique le choix des futurs dirigeants et représentants directement ou indirectement par le peuple souverain. C’est donc dire que, l’inanité de ces scrutins à venir ne saurait être caractérisée voire alléguée.

Historiquement, sachons que le droit de vote a été acquis sur la base des luttes sanglantes, avant d’être constitutionnellement mondialisé. Ne le gaspillons pas.

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