La réaction hier sur RFI de Jean Rémy Yama face au rejet de sa candidature soulève des questions cruciales sur la responsabilité des acteurs politiques dans le cadre de la nouvelle dynamique politique du Gabon. Avec l’adoption de la nouvelle constitution à une écrasante majorité de 91,64 %, le peuple gabonais a clairement exprimé sa volonté de tourner la page sur l’ancien régime. Dans ce contexte, l’attitude « va-t-en guerre » de Yama, qui cherche à remettre en cause un texte largement accepté, apparaît non seulement comme une forme de défiance envers la volonté populaire, mais aussi comme un acte dont les conséquences pourraient être désastreuses pour la stabilité du pays.
Yama a fait campagne contre cette nouvelle constitution et a voté en opposition à un processus qui, rappelons-le, a été soutenu par une majorité écrasante de la population. Son insistance à remettre en cause cette loi constitutionnelle, à contester les résultats, et à menacer de mobiliser la population contre les institutions établies s’inscrit dans une logique de division.
En agissant ainsi, il semble ignorer que le véritable enjeu pour la nation est de construire ensemble un avenir commun, plutôt que de se replonger dans des conflits qui risqueraient de miner les avancées réalisées.
Il est crucial de rappeler que Yama n’est pas le seul citoyen gabonais. Son discours, bien qu’il puisse résonner avec une partie de la population désabusée, ne représente pas l’ensemble des aspirations des Gabonais. En continuant sur cette voie de contestation, il risque non seulement de s’isoler, mais également de perdre de vue l’essentiel : le besoin d’unité et de coopération pour faire face aux défis que le pays doit relever dans cette phase de transition.
La responsabilité des leaders politiques est de canaliser les énergies vers la construction d’un Gabon meilleur.
Plutôt que de dénoncer les institutions mises en place par la nouvelle constitution, Yama aurait tout à gagner à s’engager dans un dialogue constructif, à contribuer à l’édification de la démocratie et à respecter la volonté populaire.
En agissant autrement, il s’expose à être perçu comme un obstacle à l’avancement du pays, plutôt qu’un acteur de changement.
En somme, le Gabon a besoin de leaders qui favorisent l’unité et la cohésion, capables de transcender leurs intérêts personnels pour le bien commun. L’attitude de Yama, bien que compréhensible dans un certain contexte de frustration, s’avère contre-productive. L’avenir du pays dépendra de la capacité de chacun à s’engager dans la voie de la réconciliation et à œuvrer ensemble pour un avenir prometteur.
Le vrai débat est là.

